‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 22 sur 278 · I. Dial., I III. eh. xiTii, iiTia · texte numérisé non relu

I. Dial., I III. eh. xiTii, iiTia

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L'ftr.î.ISE DANS SON Cr-'iTiiK 5.'l

le palais paternel, situé sur le mont Cœlius. L'adolescent put, de là, contempler, dans le plus grandiose des spectacles, ces derniers monuments de la grandeur romaine, que lavidilé des barbares, empressés de piller les menus objets d'art et les malières d'or et d'argent, avait dû forcément respecter. En face du palais de son père, il avait devant les yeux le sepli/.onium de Sévère, avec ses trois ordres de coloanes de marbres précieux ; tout autour se dressait un peuple de si;, lues, au milieu desquelles murmuraient les eaux de fonlaine-. monumentales ; dans le fond, s'élevait le niaj^nitique pillais des Césars, dont les ruines forment aujourd'hui encore 1 uniomriit le plus saisissant du Palatin ; et, comme pour encadrer ce tableau, à gauche et à droite, l'œil pouvait se reposer tour à tour sur les arcs de triomphe du Circus Masimus, sur les hautes arcades de l'aqueduc de Claude, enjambant la voie triomphale, sur l'arc de Constantin et sur le grand aniuiiilhéàUe Mavien '. Ces souvenirs de la Rome impériale ne dispiirallront jamais de la mémoire de Grégoire. Le jour où il verra leur prestige s'évanouir, il se demandera si ce n'est pas le monde entier qui va disparaître pour subir le dernier Jugement.

La culture intellectuelle, un moment interrompue, rodeve- Fimdîioo innait en faveur à Rome. Sur le Forum, près du palais de Gor- [^j^- ij',È u.i'o' dien, on recommençait à lire Virgile, et la poésie chrétienne elle-même s'essaj'ait à louer la grandeur de la nouvelle Home, en des vers que le sénat honorait de récompenses publitjues '. Les écoles de grammaire, de rhétorique, de dialectique l»-« Ai-nles k s'étaient rouvertes. Grégoire les fréquenta. 11 y obtint, dit ,il.' "ilc'ie. Jean Diacre, les plus brillants succès. Sans doute, ii ue connut jamais bien le grec ; il a même l'air de se vanter de ae pas le savoir du tout, après six ans passés à Constanlinople ; maÏA il est permis de croire qu'il dédaigna surtout de l'apprendre et refusa de le parler parce que c'était la langue des maîtres by-« zantins '. Il se livra plus volontiers à l'élude du droit, qua

t. Sur la topogftpliie de Rome à cette époque voir GmBiB. fTist ite Rhnut *i des Pa/ies nu Moyen Age, 1 I, ch iv, $ 3, La co/i-e m'imi rfy< «lonumentt de Rome par lex ba-bares, et ch. », § 5 et 6, Les nt'rvjilUs de Huon.

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