‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 250 sur 278 · Généalogie des Carolingiens d'Allemagne · texte numérisé non relu

Généalogie des Carolingiens d'Allemagne

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Concile de Tribur (895).

de Vienne, tenu sur l'ordre de Formose et sous la présidence de ses légats, c'est l'intrusion, dans les all'aires d'église, des la'iques, qui usurpent les biens ecclésiastiques (canon 1), maltraitent les clercs (canon 2), profilent de la mort ou de la mf ladie d'un évéque ou d'un prêtre pour s'emparer des fonds destinés aux aumônes (canon 3) et exigent une redevance pour la collation des fonctions ecclésiastiques (canon 4) '. Le concile de Rome, dont les actes sont perdus, mais dont Flodoard nous a donné le résumé, a pour but de remédier aux maux dont souffraient les églises d'Orient et d'Afrique *. Le concile tenu au palais impérial de Tribur, non loin de Mayence, en 893, est révélateur des mœurs de cette époque, par les nombreuses allusions qu'on y trouve à des coups et blessures (c. 20, 24, etc.), à des vols sacrilèges (c. 7), à des assassinats de prêtres (c. 5), à des invasions d'église à main armée (c. 6), en im mot par les scènes de pillage et de meurtre qu'il évoque. Le canon 18 défend de se servir de calices de bois pour célébrer la sainte Messe. Il ne faut pas abuser, dit-il, de la parole de saint Boniface le martyr, qu' « autrefois des prêtres d'or se servaient de calices de bois et que maintenant des • prêtres de bois se servent de calices d'or » : l'honneur que

nous devons à la sainte Église et au corps de Jésus-Christ nous fait un devoir de choisir les métaux les plus précieux pour nos vases sacrés '. Les lettres de Formose, dont plu sieurs sont parvenues jusqu'à nous, indiquent une politiqu. pacifique et conservatrice. Il demande à Eudes, comte de Paris, de ne pas attaquer Charles le Simple, roi légitime, et écrit aux évêques de France dans le même sens *.

Sa grande intelligence lui montrait le salut de l'Eglise et de la société dans le couronnement d'Arnulf ; mais ses anciennes relations le rendaient comme prisonnier de la faction Forraoïetâcre italienne. 11 eut la faiblesse de sacrer empereur le duc de Spo-

empereur j^^g Lambert, le fils de Guv ; puis, conseillé peut-être par LïOiberl de ' ' , , i i i. i

bpoUie. son entourage, il eut la coupable maladresse d essayer de

réparer cette faiblesse par une politique double, demandant

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