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Arnolf de venir le délivrer des « mauvais chrétieni, » dont il s'était entoiiré '. L'intrépide roi de Germanie répondit à Bon afpel, et marcha sur Rome à la tête d'une armée. Il faillit se heurter à forte partie. La veuve de Guy de Spolète, Aronlf deTani la mère de l'empereur Lambert, avait pris le gouvernement ^°'^^de Rome, et, sans un incident fortuit qui ouvrit à l'armée germanique la porte de Saint-Pancrace, un choc sanglant aurait eu lieu entre le roi de Germanie et l'impératrice mère de la maison de Spolète. Arnulf, accueilli sur les degrés de il est «aer* Saint-Pierre par le Pape Formose, reçut, le 22 février 896, la ""pormo^ couronne impériale. La terrible Agiltrude devait ne jamais par- (*^)donner au Pontife ce qu'elle appelait sa trahison, et poursuivre sa vengeance jusque sur le cadavre de Formose.
Les menaces de l'impératrice déchue et la mort subite d« nouvel empereur Arnulf, frappé de paralysie au moment ok E marchait sur Spolète, hâtèrent peut-être la mort de l'infortuné Pontife, qui expira le 4 avril 896.
« A partir de la mort de Formose, dit le cardinal Her- Décadence dt genrôther, commence pour le Saint-Siège une ère d'humiliation profonde -. » Dans l'espace de huit armées, de 896 à 904, neuf Papes se succèdent. Tous sont plus ou moins sous la domination de la meiison de Spolète, sous l'influence néfaste d' Agiltrude ; et leurs successeurs ne s'y soustrairont que pour tomber sous une domination plus triste encore, celle de la maison de Théophylacte et de l'infâme Marozie.
Après le court passage d'un prêtre qui avait été deux fois Boniface VI déposé, d'abord du sous-diaconat, puis de la prêtrise, et qui '^'•'^'• n'occupa le trône pontifical que pendant quinze jours, Bom- FACE VI, l'influence du parti de Spolète fît élire, le 22 mai 896, Vévêque d'Anagni, Etje.nxe VI. Les sympathies profondes du g,ipn„. vi nouveau Pape étaient, dit-on, pour l'empereur de Germanie, (8>>.-8y7i nuds ses puissants électeurs ne lui laissèrent aucune liberté