‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 255 sur 278 · Liber l'unttf, II, 24U · texte numérisé non relu

Liber l'unttf, II, 24U

458 ItlSTOIBE GÉNËRA.LE DE L'ÉCLISB

de Bdrenger, l'ancien adversaire de la maison de Spolète, qu'il couronna empereur en décembre 915 ; mais lui-même paya de sa personne, chargeant les ennemis à la tête de ses troupes '.

Ce furent ces allures indépendantes du Pape qtii le brouillèrent

avec Marozie. Celle-ci, ayant perdu son père Théophylacte et

son mari Albéric, avait épousé le marquis Guy de Toscane.

■'engeance de Elle se servit de lui pour se venger du Pontife. Aidée de

Msrozie. gQjj mari, Marozie provoque une émeute, et fait envahir le

AP!«««PiD8i de palîïis du Latran. Le frère du Pape est assassiné ; Jean X est

•''"^^ arrêté et jeté en prison, où, peu de temps après, en 928, on le

fait étouffer sous son oreiller qu'on lui serre fortement sur la

bouche ^ On ne s'alfranchissait pas impimément de la tutelle

de Marozie.

l.t-n VI Aussitôt après, l'impérieuse dominatrice de Rome disposa

'■ " ■*'■ de la tiare en faveur de Léon VI, qui régna six mois et quinze

Etienne VII joups (928), puis d'ETiE.\.\E VII, qui occupa le Saint-Siège

(929-931). pendant deux ans, un mois et quinze jours, de 929 à 931, puis

enfin en faveur de son propre fils, qui fut Jean XI.

Jeun XI Ce fut l'apogée de la puissance de Marozie. Mère du Pape

■931-936). régnant, elle rêva de devenir reine et impératrice. Veuve une

Soprime «in- seconde fois, par la mort de Guy de Toscane, elle épousa,

'"'"'"roifô ""' en 932, Hugues de Provence, un des compétiteurs à l'empire

Son fils refuserait-il de déposer une couronne impériale sur

le front de celle à qui il devait tout?

La Providence ne permit pas la réalisation de cette suprême ambition. Les noces solennelles des nouveaux époux, célébrées dans la salle du Château-Saint-Ange, précédèrent de peu la catastrophe qui précipita Marozie du faîte des grandeurs. Chute (ie Ma- Une vulgaire scène de famille fut l'occasion de cette chute. La mie. ç^yIq de Théophylacte avait un second fils, Albéric. Injurié un jour publiquement par son beau-père, Albéric groupe autour de lui des partisans, et commande l'assaut du Château-Saint- Ange. Hugues a le temps de fuir par une fenêtre au moyen •• mort. d une échelle de corde, abandonnant Marozie, qui, faite pà-

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