NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
SDK I.SS rRWCIPAUX DOCUMENTS ET 0UVBAGE3 CONSlLti*
I. — Le LiBSK PoNTiFiCALis est un recueil de biographie» des Tapes, depuis saint Pierre jusqu'à Etienne \' (+801). Au point de vue de raulorité historique, on peut le diviser en deux parties. La plu? ancienne, qui va jusqu'en S.'îO, est l'œuvre d'un clerc de Rome contemporain de Boni face II (530-532) : elle est peu sûre et con lient beaucoup d'annchronismes et de détails de pure invention. Ce travail a été comploté ù partir du vi' siècle par des auteurs in'connus, qui ont écrit généralement à des dates très rapprochées de la mort du pontife dont ils donnent la biographie. Quelques rédacteur."', en complétant la collection, se permettaient de remanier les biographies antérieures. Malgré tout, cette seconde partie constitue un document historique de premier ordre. Deux éditions s.Tvantes du Liber Pontificalis ont été données. Celle de Théodore Me mm- ■en, qui fait partie des Monumenta Germanie historica, ne va que jusqu'au Pape Constantin (-1-7] 5) ; elle est faite à un point de vue purement et exclusivement critique. Celle de Mgr Duchesne (2 vol. in-4", Paris, Thorin, 1886-1892) est complète et enrichie d'une Introduction et de nombreux éclaircissements historiques.
II. — Les Regesta pontificum ho.manorum (4 vol. in-4'', Berlin, 18" 4- 1888), entrepris par Ph. Jaffé et A. Potthast, lorsque ces deux savants se séparèrent de la société des Monumenta Germanise à la suite de difBcullés avec Pertz, donnent, année par année et jour par jour, les extraits les plus importants des actes de la chancellerie pontificale, critiqués et annotés, avec références aux coUectioni qui contiennent les documents en entier.
III. — L'ouvrage de Mansi, Sacrohum conciuorum kova rt a* pussiMA coLLECTio (31 vol. in-f°, Florence et \'ciii>L-, 1750-1798) est.
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malgré ses difTauts, ses r(?pi.'tilions et quelque désordre dans la di»posilion des pièces, la colicclion la plus riche que nous pnsaédio»; sur les Conciles. Mais elle ne va que jusqu'en 1139 cl n'a pas de table des malières. Une réédition, entreprise par l'éditeur Weltcr, BU moyen du procédé anasialique, comprendra 10 à 12 vcilumes de Conllnanllon et Tables. Les autres colleclioci de Conciles sont telles de I.abbc et d'IIartlouin.
IV. — Les AfosuMENTA GEHMASi.e HisTOBicA, entrepris en 1824, BOUS la direction de C.-H. Perlz, hanovrien, et dont la publication se poursuit, comprennent six sections : 1 Scriptorcs, 2 I.eges, 3 Diplomata, 4 Epistola*, 5 Anliquitales, 6 Auctores antiquissimi. L'information et l'habileté technique des éditeurs des Monamenta Germaniœ laissent peu à dôsirer.
V. — La PATROLoniE LATINE et la Pathologib grecque de l'abbé Mij-ne, « un dr^g polygrraphes et des compilateurs les plus extraordinnircs que mf^nlionnc l'histoire de l'érudition » (Ch.-V. Langlois, .}hniiel Je hihiingraphie historiqne, p. 399}, ne comprennent p".s seulement des textes de Pères, mais la réimpression de très nfimbreux docuircnls de toutes sortes, lettres, diplômes, annales, histoires, etc., ordinairement empruntés aux éditions des Bénédictins. La Patrologie latine comprend 221 vol. in-i", dont quatre volumes de tables. La Palrologie grecque a 161 tomes en 1C6 volumes. L'ne table en a été donnée par D. Scbolarios (Athènes, 1883, in-4'').
VL — Les AcTA SA^•CT0BUM, entrepris par le P. Rossweyde et poursuivis par le P. Jean Bolland au xvii» siècle, comprennent actuellement 07 vol. in-f. Li' ni'ir.d: savant est v.nanimp ;\ reconnaître les mérites de ce recueil « de critique aussi hardie et honnête que possible » (Langlois, Manuel, p. 292). Les éditeurs ©nt recueilli, à litre do matériau.T, toutes les légendes qu'ils ont rencontrées, de telle sorte que le Président actuel des Bollandistes, le P. de Smedt, a pu dire : « Si les Bollandistes croyaient posllive- T.eni. à tous les miracles et à toutes les révélations qu'ils publient, 1 n'y aurait pas d'hommes d'une crédulité p'u» robuste » '. La publication des Acta sancloram est compiclée par la revu» L>^imes- Vielle Analecia Lollandiana.
VII. — Le Recueil des iiistoiiiens des Gaulss et de la Fra.nc^
t. Cl. Di Sk(Bt, Du deroirt det ieritaitu et'.hcliqutt. Braxelli:», p. lA.
XOTrCE BIBLIOGRAPHIQUE 11
entrepris au mil* siècle par Dom Martin Bouquel, religieux bi?nédictin de Sainl-Maur, qui en publia les huit premiers volumes (1737-1752), fut continué jusqu'au tome XIII par des religieux do «on Ordre. L'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en poursuit la publication. 23 vol. in-f.
VIII. — L'HiSTOîHB uTTÉRAiBB DB LA Francb, commcncéo par Dom Rivet au ivin' siècle, a également passé du patrimoine des Bénédictins à celui de l'Institut. Il existe une table géncrala des treize premiers volumes par G. Rivain, Paris, Palmé, 1875, in-4».
IX. — Les Capittlabia begoi fhancorum (addifae sunt Marculfi monachi et aliorum formulae), 2 val. în-f° d'Eugène Baluzo (Paris, 1677), doivent être complétés et contrôlés par les Capitiilaria regum francorum de Boretius, Hano^Te, ISSl, et par les Formnlx de Zeumer, Hanovre, 18S2.
X. — Les ScRiPTonES rerum italicarum de Murafori, « le père Jo la critique historique italienne», en 27 vol. în-f" (Milan, 1723-1751) constituent, suivant M. Langlois, « le plus beau et le plus homogène des recueils nationaux du même genre » [Manuel de bihh. hist., p. 328).
XL Le CORPI'S SCRIPTORUM HISTORIyK BTZANT1N.«, édité à BoTin,
de 1828 à 1897, er 50 vol. in-8'',est connu sous le nom de Byzantine de Bonn ou de Byzantine de Niebuhr. Mais le grand historien n'a fait que sun'eiller pendant les dernières années de sa vie les premiers volumes de cette collection, qui n'a pas remplacé la Byzantine du Louvre [Byzanlinx hislorise scriplores varii, il vol. in-P* avec Introduction de Labbe. P^ris. Ifii8-1711).
XII. Le GlOSS.VRIUM ad SCRIPTORES médite ETINFIMCELATnirrATIS,d0
d-i Cançe 'Pan?, 1678,3 vol. in-f°. Edition Favre, Paris, 1883-1837, V )\o\. in-^.'), n'est pas, en dépit de sou titre, un travail le.xicogra- \ ique "ur îe latin du ^loyen Age ; « c"est une encyclopédie des ( ioses Ju Moyen .\ge, suivant l'ordre alphabétique des mots latins qui servent à les désigner » (Langlois, op. cit., 306).
XIII. — L'Oriens cuRisTiAMrs de Le Quien (3 vol. in-f^jParis, 1740), et la BiBLioTiiECA ORiE.NTALis,de Simon Assemani (1 vol. in-f'', Rome, 1719-1728) sont pleins de renseignements précieux sur l'histoire et les institutions religieuses de l'Orient.
XIV. — L'.\nciem.ne et nouvelle discipunb db l'Eglise, du P. Tho masein, de l'Oratoire (Paris, 1678), reste, malgré beaucoup de Ira»
12 FOTiCB BIBLIOGRAPHIQLT
▼aux récents sur le même sujet, le plus précieux travail d'eniembU •ur la question.
XV. — La BiBLioTMBCA MEDii jKvi DE P0TTHA8T (2 vol. in-S", Berlin, 1895-1896) donne la liste méthodique et alphabétique de toula les collections de Chroniques du Moyen Age, avec indication det manuscrits, des éditions, des traductions et des commentaires
Pour les ouvrages et articles de Revue sur des personDages ou 6ur des questions spéciales, on ne peut que s'en référer à l'important travail de M. l'abbé Ulysse Chevalier, Bf.pektoire des sodrcbs HiSTORioiîRS nu MovKN AfîE. La première partie, ou Bio-biblix>gra phie (Paris, 1903, S' édition) renseigne sur les hommes; la seconde partie, ou Topo- bibliographie, rcnseifjne sur les lieux, les événements et les institutions (Paris, 1894-1900). Une troisième partie aura pour titre : Dictionnaire des auteurs du Moyen Age.
On trouvera au bas des pages l'indication des ouvrages plus spécieux qui oat été utilisés dans le présent volume.
PREMIÈRF, PARTIE
'Eulise dans son centra.