r.ABBi. Co'io.. t, VII, p
5. Bimn^iHiTiB, Lfs Pires de VKglise, t. III, p. 202. Saint Grégoire. dar«aoe lettre i F«lct t.éandrc, /v^que de S(îville, dit: librum rfgulœ pn^torali', <]uem in rpiteopatut mti txordio tcripii. Rtg., V, 53, p. 352, P. L., LXXVil, •ol. 77S.
l'église dans son centre 75
Miti-n la uncoue époque qu-'une. tradition populaire, eiaprunlûe par Jean Diacre au biographe anglo-saxon,, semble placer le fait dune apparition miraculeuse,, qui aurait eu pour résultat de calmer déSnitivement les appréhensions du saint au sujet de», devoirs de sa charge.
Un jpur, dit-on, Gréfroire donna l'ordre à son intendant L» iép"nd«
0 lln^^tep douze pauvres à sa table. G était son habitude. Mais uieDJiauiv. ce jour-là,, en entrant dans lia salle à manj;er„ au lieu de douze j)auTres, iLen vit treize. «^ Pourquoi treize? dcmanda-t-il à
1 ■ntendant. — Très-honoréPère, reprit celui-ci, il n'y en a que tl'ouze., » Or, saint Grégoire en voyait toujours treize. Mais I uu' d'eux, pendant le repas, changeait de visage à chaque lastant. C'était tantôt un beau jeune homme, tantôt un vénéra- Ile vieillard. « "Votre nom ? lui dit Grégoire, en le prenant à ;)art„ je: vous supplie de me dire votre nom. — Pourquoi me (iemandez-vous mon nom qui est admirable ? dit le pauvre.
>'ous rappelez-vous qu'un jour, pendant que vous étiez au monastère de Saint-André, un nialheiueux marchand se présenta .; vous, qui vous dit avoir fait naufrage et avoir tout perdu? \ ous lui donnâtes douze pièces de monnaie, puis enfin i écuelle d'argent où Ion vous apportait votre nourriture, cher i-ouvenir de votre, mère bien-aimée. Je suis ce marchand à qui vous avez donné l'écuelle de votre mère, ou plutôt je suis .ange que Dieu avait envoyé vers vous pour éprouver votre iuiséricorde. » Et comme Grégoire « qui n'avait jamais, dit le ijarraleur, vu uu: ange de Dieu », tremblait d'étonnement : '< Soyez sans crainte, lui répondit son mystérieux interlocuteur ; c'est pour l'aumône de cette écuelle d'argent que Dieu vous a donné la chaire de Saint-Pierre. Et maintenant voici
jue Dieu m'envoie vers vous pour être votre gardien tant que vous resterez en ce monde ; tout ce que vous demanderez vous ■iera accordé par mon intermédiaire. » Alors le saint Pape, désormais rassuré, dit : a Si, pour ma petite aumône. Dieu m'a fait le Pasteur .suprême de sa sainte Eglise et m'a envoyé un •itige afin de me garder, que ne m'accordera-t-il pas si je me mets à 1 oeuvre pour accomplir de toutes mes forcea tout ce qu'il veut de moi ' ? »
1 1 an I).*cBE. II, 23, P. L, LXXV, 96. L'h'utorcilé de ce trait, qui ef' fBrU! UU lies épisodes les plus ronnns do la lénrcde de saint Grégoire ea
Ce qui est incontestable, ce qui ressort de tous les documents les plus authentiques, c'est que le saint Pontife, après les hésitations -iu début, se mit en elFet à l'œuvre, « pour accomplir de toutes. -i^ fo~ces tout ce que Dieu voulait de lui ». Le Registre de set «rj-os " nous le montre, dès la première année de son pontifica^ utervenant dans les affaires ecclésiastiques, soit en Espagne, où le roi Récarède venait de mourir et où venait de se tenir le III" concile de Séville ', soit dans l'Afrique, toujours agitée par les donalistes ', soit dans la Sicile, soulevée contre les Juifs *, soit en Gaule, à propos de la même question juive '. Dès le mois de février de l'année 591, il réunit un concile à Rome '. Dès la même année, il réorganise l'administration des patrimoines de l'Eglise romaine ', fixe le budget de ses œuvres de charité *, réglemente et modifie, suivant les exigences de la situation, les droits de juridiction des évêques d'Italie*. « Comme un argus aux cent yeux, dit Jean Diacre, le saint pontife avait le regard partout '". » Mais son regard se portait surtout avec angoisse du côté de rOrient. Deux grands débats allaient bientôt être sou-
Moyen Age. a été mise en dnote. Il a pnni h quelqnes uns n'Atre qne la i4piHtlion li'iiD autre fait rapporté par le Baiat Hape dans une de ses bomilies (Wom , W. w. F.raity., lil)., 11. i'. L., I.XXVI, 118.). C'est l'opinion soutenue par lu U I'. ('iniSAii, S J , dans la CiviUn caitolica de 18tK). série 14, t. VI, p 4I~< Outsia l'ynrla, dit 1' Bavant Jéî'uilo. ne e ch» la repeliiùme a verbo di un fatl't gia row'vciutu a tffupi di Gr'gorio, anzi da lui itirdesimo raooonlutn al pcjjnif . fottie aven'tto a I un pa re 'ii faviiglia. Nous n'oseriOQB piirliiger l'opi' ion di^ l'éniinKnt lil?<li)n''n doit Papes du Moypn Age. Les deux ri'clti n» .4niU |ra-< iiliMitii|ue8 cl rien oo nous parait indiquer qu'ils i« rappurlont an niéiiiu (tiit
1 Lr!< li'itr>--> de saint (îrégo re sont les documents len plus sfirs de ton hisldiie.Sii ni>iire dans le Libfr i „,fti/icalis est d'une brièveté désespérante.S» Me. pur l'uni Diaore, date du viii* si' de . celle de Jean Diacre e.'ilde la (in do i< ' siëi'Ie. t't l'une et 1 autre dépendent bciiucoup d'une btograpbie écrite en Nurtliumlir.e au début ilu viii° aièuloet qui n'odre pas de très solides garant e» U'rxHciiliide.
ï. Kpisl I. a. P. L.. LXWII, col. 4y6.
3. Ipial 1 74. /' /, . LXXV.I, col. hi» ; II, 64. P. L., LXXVII, ooL 58t.
4 Ip I. 3.'. ; IX, 36 . \i. 30. 37, M. G. U., p. 47, 445.