Claddii RuTitii. De rediiu tuo, édit. Mnller, 1870, p
2. Cksisiononii. V'ariarum, lib. VI, n» 18. Mion» P. L., t. LXIX, col. 698. H. G. H.. A'ict antiquiss , t XII, p 190, » Le culte impérial garde une valeur religuusi- . ce gui ne laisse pas d elre piquant alors que l'empire est toiûlu', qu'il n'y n plus (r\iiguste en Occident et que Rome, plusieurs fois violée par li'S Birliare,-. est mainleuant sujette du roi des Goths » A. Dofouecq, R. d II et de L R., 1899, p. 257.
3 Qutim épecijxa potest esse HierusaUm cœlestis, .si sic fuIr/et Romm terre^trij ; — Vita Fulgentii. Mions P. L , t. LXV. col 131.
4 Frantz Cohobt, Les My.téi es de Mit/ira, ua vol. in-8», Paris, 1902. 7'e.vUt tl dncxtmenu *"<«»-«» "elatifs aux mystères de AJiihra, 2 vol. in 4, Bruxelles, lAM ISUU.
scrvation de ses monuments, Rome avait décidément perdu son empire. « La vénération des dieux romains avait laissé des impressions profondes dans l'esprit du vulgaire », mais « la majesté du nom romain fut anéantie ; l'empire fut mis en pièces, et chaque peuple barbare enleva quelque partie de ses débris ; Rome même, dont le nom seul imprimait autrefois de la terreur, quand on la vit une fois vaincue, devint le jouet «t la proie de tous les barbares '. »
Idée v«n*rBie j)g même (mêles œuvres de S. Sidoine Apollinaire nous ren-
iln iiioDds » , . . ,
iiariiare soignent sur la situation de 1 Lghse en face du monde romain, itnr'â* U*ïie la vie de saint Séverin, écrite peu de temps après sa mort par
dr MiiK S*ve jg ggg disciples, nous fournit les documents les plus prénu. ' II-
cieux sur les rapports de l'Eglise avec les peuples envahisseurs.
On sait peu de cliuse sur la personne même de 1 apôtre du Norique. Son humilité, dit-on, parvint à cacher aux plus intimes de ses disciples le secret de son origine. Mais « tout, dit Tillemont, nous lait supposer que Séverin était de race latine et de naissam e illustre » '. Le désir de la perfection le fit passer de son pays dans les solitudes de l'Orient. 11 en revint pour se fixer, par suite d'une révélation divine, dit son biographe, dans la vallée du Danube '. Il y resta jusqu'à sa mort, arrivée en 482. La Piovidcnce le plaçait ainsi sur le passage des grandes hordes barbares. C'est le récil de ses rapports avec ces peuples nouveaux, qui est pour l'histoire du plus haut intérêt. « Nous avons peu de saints dans lanliquilé, dit Tillemont, dont l'histoire soit plus assurée que .elle de saint Séverin' ». « La vie de saint Sévcrm de Norique, dit M. Auguste Molinier, est un ouvrage précieux
1 IlussoiT, tx/iUcaiion d» VApooalypMe, eh. m, n* 9, édit Lacual, t. II, p. 3'.<U