‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 67 sur 278 · Lib. Pont., I · texte numérisé non relu

Lib. Pont., I

'■i. vo'iu sluiiioiut eiat m officia canlilena, priori oantorum pro doetritu» iLi iraditu3 .. et acolytut fnctui, per ordintm asctndent... presbyter ordittoiiu est. Lib. font., I, 371.

3 llio t'Tiiii'nrt prcihyltratut tui impigie per ci^mittria diversa mùiown K 'lierttn it Cftlebratal. Lib. J*otit . 1, 371.

.. I)ccuisi», Lib. font , I, 32U, oote 1.

l'église dans son centre 123

était fait d'avance... Au vii° siècle, Rome ne reconnaît vraiment d'autre souverain que le Pape '. »

En présence de l'audacieuse entreprise de Justinien, Ser- ï^*"''""^* •*• gius eut conscience de sa force, comme de son droit. 11 refusa nettement d'apposer sa signature aux actes du pseudo-concile, que l'empereur lui fit présenter. L'irritation de l'autocrate impérial fut à son comble. Ordre fut donné aussitôt au protospathaire Zacharie, alors exarque, de se saisir de la personne de Sergius et de le conduire au Bosphore. Allait-on voir se renouveler les scènes du martyre de saint Martin, ou bien le Pape, intimidé, allait-il fléchir? Ni l'une ni l'autre de ces hypothèses, escomptées sans doute par Justinien, ne se réalisa. A peine le peuple a-t-il appris qu'une troupe s'avance pour s'emparer de l'évêque de Rome, qu'im soulèvement en masse se produit. La milice impériale de Ravenne, renforcée des garni- ta milice imsons de la Pentapole et des régions circonvoisines, accourt se p^upiVte eouioindre au mouvement populaire et arrive à Rome pour dé- lèvent «^ lafendre le Pape '. La petite troupe de Zacharie, prise de panique, se disperse. Le protospalhaire n'a d'autre ressource que de se précipiter vers les appartements pontificaux. On le trouve, tremblant de peur, blotti sous le lit même du Pape, suppliant avec sanglots le Pontife de lui conserver la vie '. La magnanimité du Pontife le sauva de la fureur de la multitude et lui permit de s'enfuir à Constantinople, où il put raconter à son très puissant empereur qu'il avait rencontré en Italie une protection plus efficace que la sienne, celle du pontife romain.

Comme si les pires humiliations devaient s'ffiattre coup sur coup sur l'orgueil impérial, peu de temps après, Justinien fut renversé de son trône par le patrice Léonce, qui l'exila en Chersonèse après lui avoir fait couper le nez. Rentré en possession du pouvoir, Justinien abandonna spontanément ceux des canons du concile Quinisexte qui avaient déplu à Rome, et

1. Ch. PiML, F.iude sur l'administration bytantine dans i'âsarchat d» P.avenn'., rie 568 à 7.Ô1, Paris, 1888, p. 334, 335.

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