‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 81 sur 278 · r.od. Kcirni, Claris, p · texte numérisé non relu

r.od. Kcirni, Claris, p

i. \ug. Imiiint, t/ist. de la conquit* d* l'AngUtem, L I, p 41 -*4. HeoH Uàittu, fJiil. de France, t. I, p. AM.

cument ne justifie, et, si l'on entend par politique une basse intrigue, c'est une calomnie que dément le caractère des deux grands prélats '.Si quelques calculs politiques intervinrent, ce furent, de la part de Qovis, l'espoir de s'attacher davantage, par son mariage avec une princesse catholique, ses sujets d'origine romaine, peut-être aussi le désir de se faire des Burgondes des alliés contre les Visigoths ; du côté de Gondebaud ce pouvait être la pensée d'avoir un gage de paix et de sécurité du côté des Francs et de compter en Clovis un allié futur, contre son frère, dont il avait à se plaindre '.

11 ne paraît pas que Glotilde ni Rémi aient usé d'exhortations directes pour porter Qovis à se convertir. Mais on comprend sans peine que l'influence quotidienne, pendant quatre années consécutives, des vertus admirables de la jeune reine, s'ajoutant à l'ascendant qu'avaient déjà exercé sur Clovis les hautes qualités de l'évêque de Reims ', ait ébranlé l'âme du roi barbare et qu'un jour, dans la mêlée d'une grande bataille, voyant ses troupes fléchir sous le choc des Alamans, il adt invoqué le « Dieu de Glotilde » et promis de se faire baptiser s'il remportait la victoire *. Victorieux, Clovis tint sa promesse. Le fier Sicarabre « courba la tête, promit d'adorer Ciov»». ce qu'il avait brûlé et de brûler ce qu'il avait adoré » '. C'est alors que saint Avit lui écrivit : « Votre foi, c'est notre vie- Lettre d<> saint toire à nous tous... Vos aïeux vous avaient préparé de grsmdes ^"'* destinées : vous avez voulu en préparer de plus grandes à ceux qui viendront après vous... L'Orient ne sera plus seul désormais à avoir un empereur partagesmt notre foi • ». « C'est

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