‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 82 sur 278 · G. Kdrth, Sainte Clotilde, p · texte numérisé non relu

G. Kdrth, Sainte Clotilde, p

3. « Les chroniqueurs croient savoir que c'est Rémi qui se fit restituer par le roi un vase précieux dérobé à son église : rien n'est plus vraisemblable ». Kdrtb, Sainte Glotilde, p. 42.

4. G. KoRTo, Clovis, p. 312 et suiv. La trailition qui plaça à Tolbiac, c'est -i-dire à Zulpich, près de Cologne 'a fameuse bataille ne date que du xvi» siècle.

5. Guéo. DB Tonus. Hist. des Francs, I, 31. Suivant l'usage de ce temp», Clovis reçut, aussitôt après la triple immersion de son baptême, le sacrement de confirmation. Une légende que l'on rencontre au ix« siècle, a confondu l'oniition de la confirmation avec l'onction royale et y a ajouté le récit de la merveilleuse apparition d'une colombe portant l'ampoule du saint chrême. C'est celte légende qui a valu aux évoques de Reims l'honneur de sacrer tous les rois. Ko»th, Clovis, p. 848.

6. S. AïiT. Ep. 46 1*1). Oa cite quelquefois à côté de cette lettre de

CoD^^ersioa de

lii HISTOIRE GÉ^É^JlLE DE l'ÉGLISB

en clTel ce baplcme catholique, dit un historien, qui a permis la fusion entre Germains et Romains,... qui a lié la royauté mérovingienne avec répiscopal.piL-paré l'alliance des carolingiens avec Rome,... amené l'ctabUssement du saint empire romain, clef de voûte de tout le Moyen Age ' ».

Etal de la Tout était préparé, en e'Iet ; mais rien n'était fait. Tout res-

Fiaoce après ^aj^ j, faire. Rien ne ressemblait moins à la France de saint la couverxoD <ja CloTii. Louis, ou même à la France de Charles le Chauve, que la

France du roi Clovis. Ni la rapide conquête des royaumes

des Burgondes et des Visigoths ', ni le transfert à Paris de

la capitale, ni les nombreuses conversions des Francs, qui

avaient suivi celle du roi, n'avaient changé bien sensiblement

l'aspect de la nation, qui restait celui d'une nation barbare,

■a'mt Avit une lettre dn pape Anastaae (par ex. dans YlJUtoire générale de LiTtsai et Rahbicd. t. I, p. 122, et VHist. de l'Eglise, par IliBGinR(KTnu, t. I, p. 626, note du traducteur francaia). M. Julieu Hatit, dans la Hibliothè /Ut de l'EcnU des Charles, année 1885, tome XLVI, p. 205 et sniv., a montré le caractère apocryphe de cette lettre. Elle 03l de la (abricntion de Jérôme Yignier (+ lôtîl), auteur de huit autres pièces fausses se rapportant à la période de l'antiquité et du haut Moyen Age, savoir : une épitaphe en vert de sainte Perpétue, les actes d'un colloque tenu en présence de Gondebaud par les prélats catholiques et ariens du royaume en VU», une lettre d« Paint Léonce, évèqne d'Arles, k saint Ililaire en 462, une lettre de saint Loup (le Troyes & saint Sidoine .\pollinairc en 47^. une lettre de saint Gélase, pape, h sninl Rustique de Lyon en 4Ut, une lettre de saint Symmaque. pape, ik saint Avit de Vienne en tiOl, le toslnmcnt de sainte Pi<rpétuo, un diplôme de Clovis donnant des terres à deux évèqucs. Ce sont les anachronismes et lei erreurs juridiques de celte dernière pièce qui ont mis M. Julien Uavet sur let traces de la supercherie.

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