Gaicoiu Di TouBS, Vitœ Patrum. P. L , LXXî, col
2 FusTiL D« CoDiAsoEB. Le colonot romain, dans lej Rechciches rur gwlqufs prob'émes d'histoirf^ Pariv. i -^.jf».
3. HusTEB, loc cit , p l'.>, li*y. La loi saiique estimait le franc salien 200 sou.«, et le romain 100 sous seulement.
•4 D'après Rol!i, la vieille noblesse de caste aarait disparu après les invasious ou plutôt elle so serait réduite il une seule famille, ceile de Mirovée. P. von RoiD, Gcàchichte des Benefîcialicescns Erlangea, 1850, et I euUulitât und (J"terihassen verband, Weimar, iSd3
5 NVaiiz Utber die Anfinge der Vcu-salitût. Gottiiigue, 185'i.
6. Il ne faudrait pas eu conclure que pur lii l'Eglise tut devenue comm» ^me nalio. alité vassale de la nationalité franque. • Je croirnis plutôt •lit àl. l'Iach. quelle était une Francie religieuse à cùté d'aoe Francie luiqu* ». Originrs ne Vancienm France, t. III, p. 244.
7. J. Kuca, Origines de l'ancienne Frain^c, touat III, p 24.^
188 HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGLISK
de cette école du palais, qui paraît bien n'avoir été autre cTiose, à cette époque, que l'ensemble des fonctionnaires attacht-s à la cour'. Il fit donc partie de cette sorte de capitale mouvante, de ce gouvernement itinérant, pour parler comme M. Kustel de Coulanges, qu'était la cour des rois de la première race. En dehors de ses travaux précieux d'orfèvrerie, on le vit négocier au nom du roi un traité de paix avec le roi des Bretons, Judicael, fonder des monastères, se dévouer à l'œuvre de la rédemption des esclaves, prendre une part active au concile de Châlons, organiser des œuvres d'hospitalisation pour les pauvres et les pèlerins, aller en missionnaire évangéliser les Frisons et les peuples barbares du littoral. Son influence, déjà prépondérante sous Clotaire et Dagobert, devint plus grande sous la régence de sainte Bathilde. L'éclat de ses vertus, les miracles qui suivirent sa mort ne tardèrent pas à faire ranger son nom à côté de ceux de saint Martin de Tours et de sainte Geneviève de Paris, parmi les noms des grands saints populaires de la France.
Saiat Léear ^^"^ mêlée aux agitations politiques, plus dramatique fut la vie de saint Léger, plus vives furent les admirations et les haines qu'il suscita. Ministre de Chilpéric II, le courage avec lequel il reprocha au roi son m.iriage incestueux, la sainte hardiesse avec laquelle il combattit la politique du cruel Ebroïn, amenèrent son emprisonnement et sa mort, £U milieu de terribles souffrances. Les églises de France se disputèrent les reliques de « ce martyr mort pour ses concitoyens ' », de o cet homme céleste que le montle vieilli n'avait pu supporter ' », de « ce patron tulélaire du royaume de France ' ». Son culte égala presque, un moment, celui de saint Martin '.
Sur un moindre théâtre, on peut signaler deux autres
1, TAetntiD, />a tchola du palais mérovingien, dans Rev. des quttt hitlorique'. Mftiirlrn Puoc, Le-i moniiat'-» mérovlngiennet ; Paul Pamt. S'i'iil /•.">!. l'ari», lyoî, p. 74, 75.
2. hfarti/r .. non tanlum tihi ted et eivibut, S Mare. Taurin , hom. 31. 3 yirilitatciii r<>t oaeUttit seiietceni mundut non valuit MUttinere.
yitto'i. oeduem. llistorient de la Gaule, II. p. 614
4. Tanti libi luielarit patrocinium denierrri unirer^um f^alliartim r»gnum pr^icijiua devotione aillahoravil. Uenolng. Benrdicl 2orlolire
&. KoTi, i-loiMaiiê loponymi^ue de la rommwit de >ain' I^'yr. (Inn!! \n Conipir-iendun du eontj<ét arfhinlogique de Namwt, d<: li>û, p. Mt Cl Do il ViTCà. //.<'uli« iiit -ai"! Léger.
l'église chez les peuples barbares 159
évêques des Gaules, saint Ouen et saint Amand, qui, le premier à Rouen et le second à Bourges, à Gand et à Tournai, travaillèrent avec un zèle infatigable à la civilisation chrétienne de la France.
Sous la direction des évêques et à côté des moines, nous ne La eUrgi de* pouvons oublier l'humble clergé séculier des campagnes. Au «"""P^B"»»* IV* siècle un fait très important s'était produit dans l'histoire de l'Eglise : la paroisse rurale était née. Elle avait fait son apparition dans la Gaule Narbonnaise ', et s'était progagée de là chez les Burgondes et chez les Francs. Auprès d'une chapelle Origine do élevée à la mémoire d'un saint, un prêtre avait fixé sa rési- ''"fj" ,' '"* dence ; avec les offrandes déposées sur l'autel, un patrimoine avait été constitué au saint vénéré ^. Les fidèles avaient pris l'habitude de venir à la chapelle pour y recevoir les sacrements y entendre la prédication et y assister au saint sacriGce. Elle était devenue le centre de leurs réunions. La paroisse était fondée. Au ai* siècle, les évêques reconnurent l'autonomie de cette organisation nouvelle. Le desservant de la chapelle, qu'on appela, dès lors, le « prêtre recteur », le « prêtre diocésain », le « prêtre du peuple' », fut presque toujours, à partir de cette époque, désigné au milieu d'une assemblée publique par l'archidiacre, avec l'assentiment des habitants '. 11 appartenait lui-même à la classe populaire. Les chroniques du temps po„rijuoil'hi». parlent peu de lui. Les annalistes des monastères racontent '<>"■'' f'" «"""s surtout les travaux des mornes. Les œuvres des eveques, qui peu .)«< corét appartenaient pour la plupart à de grandes familles gallo-ro- * '* '**' maines, et qui étaient mêlées aux affaires publiques de la nation, ne pouvaient passer inaperçues. Mais nul ne songeait à transmettre à la postérité les noms de ces curés de village, qui, dans un ministère obscur et monotone, administraient les sacrements, réformaient les mœurs populaires par la rude discipline de la pénitence, distribuaient avec discrétion et sagesse le pain de la parole apostolique et celui de l'Eucharistie, tandis que les moines, simples tonsurés pour la plupart, se bornaient