‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 105 sur 413 · IClem · texte numérisé non relu

IClem

5. DucHESNE, Histoire ancienne de V Eglise, t. I, p. 61 -63, Cf. Fouakd, Saint Pierre, p. 535-530; P. Martin, dans la Rev. des quest. hist., t. XIII (1873);

lao

niSTOIRB OÉNÉRAT.B DE l'ÉOMSE

Si la réalité du séjour de saint Pierre à Rome est historiquement établie, on ne trouve sur ses travaux dans la Ville éternelle que des renseignements imprécis. « Au Translévère, dans le ghetto, sur l'Aven tin, à Sainte-Prisque ; sur le Viminal, à l'endroit marqué par sainte Pudentienue ; sur la voie Nomentane, au cimetière ostrien, au lieu dit Ad nymphas sancti Pétri, ou encore Ubi Pelrus baptizabal ; dans la région vaticane, où il devait répandre son sang, à peine quelques souvenirs traditionnels permettent de suivre vaguement l'apôtre à la trace à demi effacée de ses pas ^. »

Des documents historiques plus précis nous ont été conservés sur la terrible persécution qui troubla la fin du pontificat romain de saint Pierre.

L'incendie Le 1 9 juillet 64f un incendie, parti des boutiques qui entouraient

Ro'"e{ 4 . 1^ Grand Cirque de Rome, et poussé par un vent violent, dévora successivement les quartiers du Palatin, du Forum, du Cœlius, de l'Aventin et de l'Esquilin. Le feu dura six jours. Plus de la moitié de la vieille Rome fut brûlée. Le peuple, qui avait pu, en grande partie, échapper aux flammes en se réfugiant au Champ de Mars sous des abris provisoires, mais qui se voyait réduit par ce désastre au plus complet dénûment, se demanda aussitôt, comme il arrive Le peuple rend en pareil cas, quel était l'auteur responsable du fléau. Un nom se trouva sur toutes les lèvres : celui de l'empereur 2.

Néron venait, en effet, de dévoiler sa nature cruelle, vaniteuse et fartasque. Déjà, lorsque, trois ans plus tôt, pour venger le meurtre du préfet de Rome, Pedanius Secundus, il avait fait mettre à mort les quatre cents esclaves de la victime, l'indignation populaire s'était manifestée par une émeute, difficilement contenue par la police '. Depuis lors, les crimes du tyran s'étaient multipliés, Burrhus était mort, et la voix publique avait accusé Néron de l'avoir fait dispa-

Néron

responsable

de ce désastre.

Les crimes de Néron.

J. GciRAUD, Quest. d'hist. et (farchéol. chrétienne, la Venue de saint Pierre à Rome; P. DE SuEUT, Dissertationes selectae in primam aelatem Ecclesiae, p. i3-aa ; P. Grisak, Histoire de Rome et des papes au moyen âge, t. I, p. aag et s. ; M. Gh. GuiansuEHT, dans un volumineux ouvrage, la Primauté de Pierre et la venue de Pierre à Rume, Paris, 1909, a prétendu rouvrir la question et soumettre à une revision complète les titres de la tradition chrétienne à la certitude historique. Voir une critique serrée de cet ouvrage par A. Flamion. Saint Pierre à Rome, examende la thèse et de la méthode de M. Guignebert, dans la Revue d'histoire ecclésiastique, des i5 avril et i5 juillet 1913.

I. L. GowDAL, Au temps dês apôtres, 1 vol. in-ia, Paris, igo^, p. 289.

a. Tacite, Annales, XV, 44. Cf. Ann,, iv, 67; SuiTOMi, Nércn, 38; Puni, HUt. Nat.. XVII, I.

Page 1