I Tim., I, 3. Cf. II Tim., i, 18; iv, la
lU
Rapides développements de celte Eglise.
en t'aco de l'île Je Samos, Ephèse occupait un des sites les plus heureusement choisis, comme point de transit, entre l'Orient et l'Occident. Le mouvement des affaires commerciales, si grand qu'il y fût, n'y absorhait pas cependant l'activité des esprits. Ephèse avait été, de temps immémorial, un grand foyer d'action religieuse. Son temple, vénéré dans le monde entier, y avait entretenu plus qu'ailleurs le besoin religieux, qui tourmentait alors tant d'âmes païennes. Aussi vit-on bientôt Jean et le groupe de ses disciples devenir le centre d'un mouvement très important. Les Eglises de Smyrne, de Pergame, de Thyatire, de Sardes, de Philadelphie, de Laodicée ne tardèrent pas à se ranger sous sa direction. Mais avant de raconter l'histoire de ce nouveau développement du christianisme, il est utile de jeter un rapide coup d'œil sur la situation générale de l'Eglise en Palestine, à Rome et en Asie.
Situation du christianisme en Palestine.
Réfugiée eu grande partie à Pella, comme nous l'avons vu, la communauté chrétienne de Jérusalem n'avait pas tardé à fonder, un peu plus avant vers le nord, dans la ville de Kokaba, une chrétienté d'égale importance ^.Mais, ici comme h\, les conditions d'existence des pauvres réfugiés avaient été des plus précaires. La plupart n'eurent de ressources que dans leur travail. Eusèbe nous raconte comment, quelques années plus tard, les parents de Jésus montraient aux persécuteurs, inquiets de leur noble origine, « la rudesse de leurs membres et les durillons incrustés dans leurs mains durcies par le labeur 2 » . Le même historien nous apprend, en s'appuyant sur un vieux texte d'Hégésippe, que le successeur de Jacques le Mineur dans l'épiscopat appartenait aussi à la famille du Sauveur. C'était Siméon, fds de Gléophas, cousin germain de Jésus ^. Il devait mourir martyr sousTrajan, vers l'an iio*. Pour le moment, il supportait sa détresse avec un héroïsme digne de son glorieux prédécesseur. Ou croyait voir revivre en lui cet apôtre Jacques, qui avait si éncrgiquement jeté l'anathème à l'opulence et déclaré les