‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 152 sur 413 · Dom Leclercq, op. cit., p · texte numérisé non relu

Dom Leclercq, op. cit., p

7. Corp. inscr. lat., t. II. p. aS, n. a3i. Cf. Walsh, Marmor Hispaniœ antiquum, I vol. in-4°, léna, 1760; Dom Leclerq, op. cit., p. ag.

8. Gams, Die Kirchengeschichte von Spanien, in-8'% i86a, t. I, p. 108-117.

La question do la venue

de saint Jacques

le Majeur en Espagne.

Saint Jacques

de CompostelU.

(Je successeur de Torquatus. La preuve la plus solide de l'antiquité de l'Eglise d'Espagne est l'organisation très complète et le développement de cette Eglise à la fin du m" siècle, tels que nous les montrent les actes du concile d'Elvire *.

Faut-il ajouter à ces titres de gloire, dont l'Espagne se montrera toujours fière, la venue dans la péninsule de l'apôtre saint Jacques le Majeur? Un texte vague de saint Jérôme ^ et un Catalogue aposlo- //<jfae d'une autorité douteuse 3 semblent l'aflirmer. Mais ni 0 rose, Idace ou Martin de Braga, ni Braulion, Jean deBiclar ou Isidore de Séville, ne disent rien de cet apôtre ; nulle trace d'un culte spécial rendu à saint Jacques, en sa qualité de fondateur de l'Eglise d'Espagne, ne se rencontre dans la liturgie mozarabique. D'ailleurs les apôtres n'ayant pas quitté Jérusalem avant l'an /I2, et saint Jacques le Majeur ayant été mis à mort cette année-là même, ainsi que nous l'avons vu plus haut, on ne saurait où placer le voyage de l'apôtre en Espagne. Il n'a pu y aller que par ses reliques, qui -y ont été probablement transportées à une époque difficile à préciser, et qui ont donné lieu au célèbre pèlerinage de saint Jacques de Composlelle *, le plus fréquenté de toute la chrétienté pendant des siècles 5.

L'origine

apostolique

du

christianisme

en France.

Plus de quarante villes de France ont prétendu à l'honneur d'avoir été fondées par des disciples de Jésus-Christ ou par des disciples

I. DucHESNE, Saint Jacques en Galice, dans les Annales du Midi, 1890, t. XII, p. 1^5-179.

a. S. Jérôme, In Isaiam, 111, ^a ; P. L., t. XXIV, p. 425.

3. DuciiESNE, les Anciens recueils de It'yendH apostoliques, dans Congrès scientifique de Bruxelles, i8(j'j.

4. Do Jacomo aposlolo, suivant les uns, ou de Campus stellie, suivant les autres, une étoile miraculeuse ayant révélé, en 77a, à l'évèque Théodomir le lieu où se trouvaient les reliques do l'apôtre.

5. Sur la question de la venue de saint Jacques en Espagne, voirDom Lbclercq, op. cit., p. 31-/43. Vers le milieu du xvi" siècle, des gens de Biscaye, non contents de se réclamer de trois ajxUrcs, saint i*aul, saint Pierre et saint Jacipios le Majeur, invoquèrent un autre lllrc en fascur du l'antiquité do leur Eglise, .\yant trouvé sur leur territoire une |)ierre tombale, qui [)ortait le nom d'une certaine liilella, seriHi Cliristi, ils prétendirent devoir l'évangélisalion do leur contrée à sainte Uilella, femme de ménage de Jésus-Christ. (Dom Leclbucq, op. cit., p. 4u.)

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