Ibid., 1. III, ch. III, n. a
5. Ibid,, 1. III, ch. m, n. 2-3. C'est par saint Irénée surtout que nous connaissons la liste des premiers pontifes romains. Il l'avait probablement empruntée à Hégésippe. Cf. Dom Chapmas, la Chronologie des premières listes épiscopales de Rome dans la Revue bénédictine, X.\III, igoi, p. 399-417 ; XIX, 190a, p. iS-it et 145-170; MiCHiELs, Origine de l'épiscopal, p. 3o6-336.
6. Ad hanc enim Ecclesiam, propter potentiorem principalitaiem necesse est omnem convenire Ecclesiam, Hœres., 1. III, ch. m, n. a. Voir un excellent commentaire de ce texte dans Batifpol, l'Eglise naissante, 5e édit., p. a5o-253. « Il est difficile de trouver, a écrit Mgr Duchesne, une expression plus nette : 1° de l'unité doctrinale dans l'Eglise universelle; a» de l'importance unique, souveraine de l'Eglise romaine, comme témoin, gardienne et organe de la tradition apostolique ; 3o de sa prééminence supérieure dans l'ensemble des chrétientés. (Duchesne, Eglises séparées, p. 119.) Sur l'exégèse de ce texte et surtout des mots qui suivent, hoc esteos qui sant undigue fidèles, in quasemperab his quisunt undique conservata est ea quœ est ab apostûlis traditio, voir Dom Morim, Revue bénédictine, 1908, p. 5i5-5ao. Harnack, Duchesne et Funk rapportent in qua non pas à l'Eglise romaine, mais aux Eglises autres que la romaine. Le savant bénédictin met en pleine lumière que suni undique, dans l'incise, est une erreur de copiste : ces deux mots tiennent la place d'autres qui désignaient les chefs de l'Eglise [prxsunt, sant undecim ?) Dès lors, rien ne s'oppose à ce qu'on rattache in qua à l'Eglise romaine, et le texte ainsi compris rend un hommage plus éclatant encore à la primauté du Siège apostolique.