Tillemont, ibid., p
HlSrOUlE GENERALE DE L EGLISE
Mallliicu en lu'breu <. De retour à Alexandrie, il continua son enseîgnonieut, jusqu'en 212, suivant saint Jérôme -, jusqu'en 202 seulement suivant d'autres auteurs. Il eut la joie, avant de mourir, de voir les premiers travaux de Clément d'Alexandrie, son disciple, et ceux d'un jeune disciple de ce dernier, Origène. L'influence de saint Pantènc, qui fut prêtre, s'exerça surtout par son enseignement oral ; mais il composa aussi plusieurs commentaires des Ecritures dont il nous reste quelques fragments ^. Première Au temps de Pantène, l'école chrétienne d'Alexandrie, dont
°de^"Eco'le" l'administration devait revêtir dans la suite un caractère en quelque d'A-lexandrie. sorte ofTiciel SOUS la direction de l'évêque, n'avait qu'une organisation très rudimentràre. Elle ne possédait aucun local déterminé. On se réunissait dans la demeure du professeur, à une heure quelconque de la journée *. Mais quand, pour parler comme Clément d'Alexandrie, le vénérable Pantène, « à l'instar d'une véritable abeille de Sicile courant les prés et butinant les fleurs, recueillait le suc des prophètes et des apôtreo pour former dans les âmes de ses auditeurs une pure richesse de gnose ^ », à voir l'enthousiasme de ses auditeurs, on pouvait prévoir le grand éclat que jetterait un jour cette école âur le monde chrétien.
Expansion Ce monde chrétien s'était merveilleusement agrandi pendant les
de 1 Lghse à la persécutions du n' siècle. D'une statistique publiée d'après les docudu ii« siècle, ments les plus authentiques, il résulte que le christianisme avait alors des communautés organisées dans toutes les provinces et que déjà même, grâce aux Eglises de Mésopotamie, il avait franchi les limites de l'empire *^. ïertullien pouvait s'écrier avec fierté : « Nous ne sommes que d'hier, et nous remplissons tout votre empire, les \illes, les îles, les places fortes, les municipes, les assemblées, les