Teutullien, Adv. Pruxeain, i
7. Di.'ciiESNE. Hist. anc. de l'Eglise, I, a83. Une réaitioii excessive contre le montani<ine s'était produite on Asie Mineure. Saint Irôiiéf parle ilo gens ipii, j'our ne pas admettre les manifestations du Saint-Ï'spril, repoussaient ri\\angilo ilo saint
LA LUTTE 29
Quant au grand homme qui avait prêté à l'hérésie l'appui de son génie, l'Eglise, en condamnant ses erreurs, ne cessa jamais d'invoquer les immortels travaux qu'il avait composés pour la défense de la vérité, « Les Pères du m" siècle éviteront de le nommer ; mais saint Gyprien et Novatien s'en inspireront constamment. Ceux du iv^ et du V® ne craindront plus de prononcer son nom, et mêleront diversement l'éloge et le blâme. Cet homme, qui exerça sur son temps une influence profonde et parfois troublante, restera un des témoins les plus notables de l'antique foi. Une science curieuse des origines aimera toujours à interroger sur les débuts de la théologie occidentale celui que notre Bossuet appelait le grave TertuUien *. »
La place
de TertuUien
dans l'histoire
de la
théologie
et de l'Eglise,
TertuUien est, sans contredit, le plus puissant écrivain du m" siècle ; il n'en est ni le plus grand savant ni le plus profond penseur : ces titres appartiennent à Origène.
Mais ce grand homme ne peut être séparé de celui qui fut son maître. Clément d'Alexandrie, ni de la grande école dont il fut la personnification la plus éclatante, ni de tout le mouvement intellectuel dont il fut le représentant le plus illustre.
Vers l'an 180, Pantène, qui dirigeait alors le Didascalée d'Alexandrie, vit arriver à lui un philosophe grec. Ce philosophe avait parcouru, disait-il, la Grèce, l'Italie méridionale, la Syrie et la Palestine, à la recherche de la vérité, et ne l'avait trouvée complète nulle part. Il venait, suivant ses propres . expressions, « se reposer en Egypte comme le chasseur qui a enfin découvert sa proie ^ ». Le nouveau venu s'appelait Titus Flavius Clemens. Il était né probablement à Athènes ^. Il apportait comme fruit de ses voyages et de ses études cette richesse d'informations et d'expériences qui l'ont fait appeler par saint Jérôme « le plus érudit des écrivains ecclésias-
Jean, où son effusion était prédite {Adv. hseres., l. III, ch. ii, n. g). Ces hérétiques sont-ils les mêmes que ceux que mentionne saint Epiphane sous le nom d'Aloges ? Dôllinger iHippolytus und Kallistus, p. aga-Sio) distingue ces Aloges des Antimonlanisles. Héfélé, au contraire, les confond [Tûb. Theol. Qaartabçhr, i85, p. 564 ets.).