Eu8*BE, H. E.,\. VI, ch. xxu
6. Liber pontif., t. I, p. 149. Le pseudo-Isidore, Gratien et des canonistes poiijrieurs, attribuent à Fabien diverses dispositions apocryphes touchant la procédure •cclésias tique, la législation du mariage, celle de l'Eucharistie, celle des ordinations, etc. (Jaffé, Regesta, l, n. a36-25o.) S'il fallait «n croire saint Grégoire de
Dé^eloppe-
ment
de la propriété
ecclésiastique.
Sous le pontificat de Fabien, grâce à la paix momentanée dont jouit l'Eglise, on voit la propriété ecclésiastique s'organiser, la propagande chrétienne s'étendre au loin et pénétrer de plus en plus dans les hautes classes de la société romaine, les études religieuses se développer sous l'impulsion de docteurs illustres.
L'étude de la constitution de la propriété ecclésiastique à cette époque mérite particulièrement notre attention.
Un des premiers actes du pontificat de Fabien fut d'aller chercher en Sardaigne le corps de son prédécesseur, saint Pontien, afin de lui donner, comme au pape saint Antère, les honneurs de la sépulture dans le cimetière papal de saint Calliste *. Un tel événement est significatif. Ce voyage, accompli ostensiblement par le pape, accompagné de son clergé, ne put se faire qu'avec l'autorisation expresse de l'empereur ; la loi romaine était formelle sur ce point ^. Or, cette autorisation était une confirmation solennelle des droits des chrétiens, et en particulier de l'évêque de Rome, sur le cimetière de Calliste '. Un passage des Philosophoumena semble nous indiquer que, dès le temps du pape Zéphyrin, ce cimetière était, pour ainsi dire, le siège social de l'Eglise de Rome, domus Ecclesiœ *. Une crypte, spécialement destinée à la sépulture des pontifes romains, y avait été organisée. Au temps de Philippe, non seulement des peintures en ornaient les voûtes souterraines, mais au-dessus de la catacombe s'élevait un sanctuaire visible à tous les regards. Si d'autres catacombes étaient encore, au milieu du m' siècle, propriétés privées, le caractère de
Tours dans son Histoire des Francs, la France devrait à saint Fabien sa première évangélisation [Hist. Francorum, 1. I, eh. xivm ; De ghria confessorum ch. ixx). C'est lui qui aurait envoyé les premiers évangélisateurs de notre pays : Catien à Tours, Trophime à Arles, Paul à Narbonne, Saturnin à Toulouse, Denys à Paris, Austremoinc à Clermont Martial à Limoges. Maison a relevé depuis longtemps les graves inexactitudes qui infirment Tbistoricité de ce récit. Nous savons, par exemple, que l'Eglise d'Arles existait certainement avant a5o. Voir sur ce point Ducubsiie. Fastes épiscopaux, I, 47i et H.vnNACK, Mission, a« édition, 1, 898.