‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 266 sur 413 · Rossi, nomasotlerraiiea, l. II, p. 77-78. m · texte numérisé non relu

Rossi, nomasotlerraiiea, l. II, p. 77-78. m

i. Philosophoumena, ix, la.

LA LUTTE 829

propriété collective, appartenant à l'Eglise représentée par l'évêque de Rome, ne saurait être refusé au cimetière de Calliste.

Il devait en être ainsi de plusieurs autres cimetières. Faut-il généraliser encore ce régime légal, et penser que ce caractère de propriété collective appartenait à d'autres immeubles que les cimetières ? L'importance que les rescrits impériaux attribuent aux propriétés ecclésiastiques, les termes généraux dont ils se servent quand ils en parlent, et l'attitude générale des chrétiens dans l'administration de ces biens, nous conduisent à le conjecturer avec une vraisemblance qui touche à la certitude. Un des premiers actes de Dèce, lorsqu'il reprendra la persécution contre les chrétiens, sera de se saisir des lieux de culte et d'en surveiller l'entrée ; et Gallien, lorsqu'il donnera la paix à l'Eglise, déclarera restituer à ses représentants les biens ecclésiastiques. L'habitude qu'ont les chrétiens du milieu du m' siècle de construire au-dessus des catacombes des oratoires visibles à tous les yeux, la tranquillité avec laquelle Grégoire le Thaumaturge construit à Néocésarée la grande église, indiquent la sécurité de gens qui se sentent en règle avec la légalité.

Un point hors de doute, c'est que tous ces biens étaient administrés par les autorités hiérarchiques de chaque Eglise, à la tête desquelles était l'évêque ; et c'était moins encore la valeur vénale de ces biens, que le fait de leur administration par les Eglises, qui avait attiré naguère sur eux l'attention du pouvoir. Dans chaque ville, la communauté chrétienne, avec son chef suprême, l'évêque, les divers ordres de son clergé, ses tribunaux, sa caisse et ses services charitables, formait comme une petite cité. Au milieu du m^ siècle, Dèce, au dire de saint Cyprien, eût mieux aimé voir à Rome un compétiteur qu'un évêque * . Cette importance était 4'autant plus grande que toutes ces Eglises locales fraternisaient entre elles, et, par leurs conciles, par leur correspondance, par leurs échanges d'aumônes, formaient un seul grand corps, la grande Eglise, comme l'appelle Celse, dont l'évêque de Rome ét8it le chef incontesté, car c'est lui, et lui seul, que de partout on invoquait, soit comme arbitre dans les controverses des Eglises particulières, soit comme garant de l'unité contre les prétentions de l'hérésie.

Mais si le fait d'une organisation sociale de l'Eglise, ayant pour base des propriétés ecclésiastiques solidement établies, est hors de

Propriété des cimetières

et

autres lieux

du culte.

Administra»

tion

de ces biens

par les

autorités

hiérarchiques

des Eglises.

Fédération des Eglises

entre elles sous la direction

de l'Eglise de Rome.

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