I. Act., V, la
a. Art., V, i5.
3. J. Bainvel, au mot Apôtres, dans le Dict. de théologie de Vacant-Mangbhot, t. I, col. i65i-i658.
/». Matth., iviii, 18 et s. ; Marc, xvi, 16.
5. Matth., xvm, 17, 18 ; Ephes., iv, ii3. Cf. I, Cor. m, a8 ; I, Petr., v, a ; Ad., XX, a8.
6. F. Prat, s. J., au mot Evêque, dans le Dict. de Vacaxt-Mangenot, t. IV, col. 1657.
ào
Les exercices pieux.
L'enseignement religieux.
Sa double
forme : l'agada
et l'alaka.
Les trois
prinripaux
dogmes.
L'Incarnation.
Seigneur », les remplacera à lui seul à Jérusalem et prendra le rôle de chef de l'Eglise locale. A sa mort, en 6i, on lui donnera un successeur, lui aussi parent du Seigneur, Siméon, lequel vivra jusqu'en iio environ. « Cette hiérarchie hyérosolymite nous offre exactement les mêmes degrés qui seront plus tard d'usage universel * . »
L'Eglise primitive de Jérusalem n'a pas seulement une hiérarchie propre ; un examen attentif montre que, en dehors des exercices pieux auxquels les disciples de Jésus prennent part au temple avec leurs frères israélites, des pratiques spéciales les unissent dans les maisons particulières où se tiennent leurs assemblées. On se répète surtout les discours et la vie du Maître. « Ces récits divers, mille fois redits, finissent par affecter la rédaction orale uniforme, qui en fait une sorte de catéchisme traditionnel. L'Evangile revêt ainsi sa première forme authentique et autorisée ; et il ne faut pas chercher d'autre cause à l'identité d'expressions et de tournures de phrase qui caractérisera les trois évangiles synoptiques 2. » D'une manière plus précise, cette prédication primitive prend deux formes qu'elle emprunte aux traditions de la synagogue : c'est tantôt l'agada, sorte de narration ou discours historique, et tantôt l'alaka, forme d'enseignement dogmatique ou moral 3. Les évangiles synoptiques se rattacheront à l'agada ; les épitres apostoliques appartiendront plutôt au genre de l'alaka, et l'évangile de saint Jean tiendra de l'une et de l'autre.
La doctrine de la religion nouvelle est d'abord tout entière dans ces récits et ces enseignements. Une théologie spéculative fût demeurée sans aucune prise sur des intelligences peu préparées à l'entendre. Il est possible cependant de dégager les trois principaux dogmes qui émergent, avec précision et netteté, delà foi de ces premiers âges. Ce sont les dogmes fondamentaux de Tlncarnation, de la Trinité et de la Rédemption.
Les premiers fidèles croient d'abord fermement à l'Incarnation du Fils de Dieu. « Les affirmations de saint Paul, de saint Jean et de l'auteur die l'épître aux Hébreux à ce sujet, ne sont que l'épanouissement d'une croyance commune, encore indigente en for-
I. DucHBSNE, Hist. ancienne de l'Eglise, t. I, p. 86. L'auteur suppose que Jacques, le « frère du Seigneur », est distinct de Jacques l'apôlro, (ils d' Vlpliée. Cette distinction, soutenue par un certain nombre de savants modernes, ne paraît pas prouvée Voir Ermoni, au mot Jacques, dans le Dict. de la Bible, t. III, col. io85.
a. Lb Caml's, rOEuvre des apôtres, t. I, p /Ji.