Voici l'épitaphe que saint Damase lui a consacrée
Tarcisium sanctum Christi membra gerentem Cum malesana manus premeret bulgare profanîs, Ipse animam potius voluit dlmittere caesus Prodere quam canibus raL'.dia coelestia membra.
Hist. gén. de l'Eglise. — I
tk
Second édit
de persécution
La peine
capitale
est édictée
contre les
clercs et contre
les chrétiens
de l'aristocratie
Saint Sixte 11^
pape
Tous les cimetières, du reste, tous les lieux du culte n'avaient pu être séquestrés par l'administration impériale ; plusieurs étaient la propriété de hauts personnages chrétiens, qui les mettaient à la disposition de leur frères. Au fond, deux causes avaient empêché l'efficacité de Tédit de 267 : le courage des chefs des Eglises et les nombreuses relations qu'ils avaient en haut lieu, même dans le palais des Césars. Terrifier les prêtres par des sanctions plus terribles et paralyser l'action de leurs puissants protecteurs : tel fut l'objet de l'édit de 268. Pour les évêques, les prêtres et les diacres, l'exil fut remplacé par la mort, qui put leur être infligée sur-le champ, sans jugement régulier, ni sentence motivée, ni interrogatoire. Quant aux nobles, chevaliers, sénateurs, qui continueraient à professer le christianisme, ils seraient immédiatement déchus de leur dignité, dépouillés de leurs biens et décapités. Les chrétiens de la maison de César verraient leur fortune confisquée et seraient assimilés aux derniers des esclaves *.
La chancellerie impériale ayant expédié la copie de l'édit aux gouverneurs des diverses provinces, une recrudescence de persécution se produisit aussitôt dans toutes les parties dç l'empire. Le pape saint Sixte et son diacre saint Laurent, à Rome, saint Cyprienà Carthage, saint Fructueux en Espagne en furent les principales victimes.
A Etienne avait succédé Sixte ii. L'auteur de la vie de saint Cyprien, Pontien, l'appelle un « pontife bon et pacifique' ». Eu dehors de ce qu'il fit pour mettre fin à la controverse baptismale et reprendre les relations épislolaircs du Saint-Siège avec l'évêque de Carthage, nous ne savons rien de certain sur son pontificat.
Un des premiers soins de la police fut de rechercher l'évêque de Rome. « Sixte II n'avait point cessé de tenir des assemblées et de célébrer le culte chrétien. Mais il ne pouvait plus réunir les fidèles dans le cimetière de Calliste, connu ofliciellement de l'autorité