‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 310 sur 413 · ËusÈBE, 1. VII, cil. xix, n. a · texte numérisé non relu

ËusÈBE, 1. VII, cil. xix, n. a

LA LUTTE

déclarait n'avoir jamais eu d'autre intention que d'exposer la doctrine traditionnelle ; il avait voulu seulement le faire d'une manière plus méthodique et plus précise : affirmer la divinité du Verbe, mais sans compromettre le dogme essentiel de l'unité de Dieu, et en déclarant le Logos consubstantiel au Père, omoousios ; affirmer la divinité du Christ, mais en l'expliquant par les textes évangéliques. Ses contradicteurs s'en allaient, désarmés par tant de souplesse ; mais quand, bientôt après, ils apprenaient que la négation de la Trinité et de la divinité du Christ se répandait de plus en plus parmi les auditeurs de l'évêque d'Antioche, ils s'indignaient de tant de mauvaise foi. Un prêtre d'Antioche, rompu à l'exégèse et à la dialectique aristotélicienne, Malchion, se proposa pour discuter avec son évêque. Pour couper court à toute échappatoire, on décida que la discussion aurait lieu en présence des évêques de la région et qu'elle serait notée par des sténographes. Plus de soixante-dix évêques d'Asie Mineure et de Syrie se rendirent à cet effet à Antioche. Forcé de fixer sa pensée, Paul de Samosate fut amené à avouer une doctrine que le concile déclara hétérodoxe. L'évêque d'Antioche fut déposé et le terme d'omoousios, sous lequel il cachait sa négation de la personnalité du Verbe, et par là même de la divinité du Christ, fut proscrit *.

La condamnation de Paul de Samosate atteignait le judaïsme. Paul s'appuyait beaucoup sur les Juifs 2. Sa doctrine, qui exaltait le monothéisme juif dans toute sa rigueur et réduisait le rôle de Jésus à celui d'un prophète, était peut-être une entreprise de restauration judaïque inspirée par la reine Zénobie, dont les sympathies pour les Juifs et le judaïsme étaient connues *. Privée de son temple, et par là même de ses grandes cérémonies religieuses, de ses prêtres et de ses lévites, disparus par extinction, la religion d'Israël, après avoir essayé vainement de se relever par la philosophie de Philon, puis par le gnosticisme, s'était renfermée dans un culte exclusif et farouche de la loi. Commenter la loi et paraphraser ses commen-

Subterfages

de l'hérésiartjua.

Il est

condamne

par un concile

d'AntiocLe.

Le tenise

d'omoousms est proscrilw

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