Ibid.. ch. I, Cf. 1. 1, ch. n
LA LUTTE 417
prolongera plus longtemps l'application, mais ni lui ni ses magistrats li'atteindront jamais le cynisme de Théotecne et de Maximin.
Quand il crut l'opinion suffisamment préparée par cette agitation factice, l'empereur reprit la persécution. On arrêta en masse des gens du peuple, on les condamna sans procès, on les mutila ^ ; mais on chercha surtout à terrifier les disciples du Christ en s'emparant de leurs chefs, et en les faisant comparaître devant l'empereur en personne, qui les envoyait aussitôt à la mort. Ainsi périrent l'évêque Pierre d'Alexandrie, l'évêque Méthode d'Olympie, qui avait réfuté Porphyre et composé en l'honneur de la virginité un dialogue imité de Platon, et l'un des membres les plus célèbres de l'école d'Antioche, le prêtre Lucien, qui, après avoir partagé quelque temps les erreurs de Paul de Samosate, était rentré humblement dans l'Eglise et consacrait son talent à reviser la version des Septante 2. Saint Àthanase raconte que l'ermite Antoine, ayant appris dans son désert que la persécution renaissait, accourut des bords du Nil, pour réconforter ses frères dans la foi et recevoir ensuite, si Dieu le permettait, la couronne du martyre. Mais la police de Maximin dédaigna ce mendiant vêtu d'une bure grossière. Le fondateur de la vie cénobitique put, après la tourmente, regagner sa solitude et y continuer sa vie de pénitence et de contemplation 3,
Reprise
de la
persécution
violente.
Pendant qu'il frappait ainsi les chefs de l'Eglise, Maximin, pour Maximin abolir plus sûrement la religion du Christ, essayait de relever le ^^ relever prestige du culte païen. Il fit ériger en grande pompe une statue de le culte païen.