I. Act., V, 17-/; y
llist. E^'a. de l'Kgflise. — I
HISTOIRE GÊNÉHALE DE i/kCMSE
Election des scpl prenaier» diacres
Le diaconat,
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pire. Pilate était encore à Jérusalem ; mais il se préoccupait de ragilation qui commençait à se produire en Samarie et qu'il devait, quelque temps après, étouffer dans le sang par d'horribles massacres *. »
Profitant de cette accalmie politique, l'activité religieuse de la communauté chrétienne venait de prendre un nouvel élan.
Les douze apôtres, surchargés par les œuvres de charité, que le nombre croissant des fidèles rendait de plus en plus absorbantes, <( avaient réuni la multitude des disciples » et leur avaient demandé de leur désigner des aides « remplis de l'Esprit-Saint et de sagesse », capables de les suppléer. La multitude tout entière agréa cette proposition. On choisit donc sept auxiliaires, à la tête desquels fut Etienne, u homme plein de foi et de l'Esprit-Saint ^ ». C'était l'institution d'un nouvel ordre de ministres, le diaconat.
Si l'on rapproche du passage des Actes, où il est parlé de l'institution du diaconat, les autres passages des Livres saints où il en est question, notamment lesépîtres de saint Paul, on a l'impression qu'il s'agit, non d'un ministère transitoire, établi par une volonté purement humaine, mais d'une institution plus haute, ayant un caractère définitif et suggérée par l'Esprit-Saint. L'importance majeure qu'attachent les apôtres au choix des sept premiers diacres, la préoccupation visible qu'ils apportent à marquer les conditions que doivent remplir les futurs élus, la solennité dont ils entourent l'institution nouvelle, l'énumération des rares qualités qu'exige saint Paul de la part des diacres et l'étroite association qu'il établit entre eux et les évêques, ne s'expliquent que par cette haute conception du diaconat. Même au point de vue strictement historique, tout nous porte donc à croire qu'en imposant les mains sur les nouveaux élus, les apôtres leur conférèrent la grâce sacramentelle qui les aiderait à remplir dignement leurs importantes fonctions ^.
L'Ecriture mentionne trois de ces fonctions : en premier lieu, le « service des tables * » , c'est-à-dire la distribution faite chaque jour aux pauvres, et spécialement aux veuves, d'aliments divers, fournis