‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 38 sur 413 · I. Ad., IV · texte numérisé non relu

I. Ad., IV

i.Act,, u, '43.

LA PREMIÈRE EXPANSION 49

assemblèrent le conseil et envoyèrent chercher les prisonniers... Mais quelqu'un survint et leur dit : « Les hommes que vous aviez mis en prison, les voilà dans le temple, et ils enseignent le peuple. » Un capitaine partit avec des officiers, et il amena les apôtres sans leur faire violence, car eux-mêmes avaient peur d'être lapidés par le peuple. Le grand prêtre leur dit : « Nous vous avons défendu expressément d'enseigner en ce nom-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre doctrine. Prétendez vous donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ? » Pierre et les apôtres répondirent : « On doit obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. » Furieux de ces paroles, ils voulaient les faire mourir. Mais un pharisien, nommé Gamaliel, docteur de la loi, estimé de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin et ordonna de faire sortir un instant les apôtres. Puis il dit : « Hommes d'Israël, prenez garde à ce que vous allez faire à l'égard de ces gens... Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira d'elle-même ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d'avoir combattu contre Dieu. » Ils se rangèrent à cet avis. Ayant appelé les apôtres, ils les firent battre de verges, leur signifièrent de ne plus jamais prêcher au nom de Jésus et les relâchèrent. Et ceux-ci s'en allèrent joyeux de la séance du conseil, parce qu'ils avaient été jugés dignes de souffrir pour le nom de Jésus. Et chaque jour, dans le temple et dans les maisons, ils ne cessaient d'enseigner et d'annoncer Jésus- Christ 1. »

Réponse

de Pierre :

(( On doit obéir

à Dieu

plutôt qu'aux

hommes. »

Sage intervention de Gamaliel.

Les apôtres sont flajïcllés.

Ces événements se passaient vers la fin de l'an 32. «Le droit de juger et de faire fouetter de verges les accusés, que le sanhédrin s'attribue ; les velléités visibles de leur intenter une action capitale ; les événements qui vont suivre, où l'on verra le diacre Etienne mis à mort sans aucune protestation de l'autorité romaine et Saul envoyé en mission avec des lettres patentes du sanhédrin, révèlent suffisamment que Tibère, déjà malade et tout à ses honteuses passions de vieillard lubrique et de tyran odieux, avait laissé prévaloir au loin une politique plus libérale à l'égard des provinces soumises à l'em-

Situation

politique

de la Palestine

en l'an 3a.

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