Gai., II
LA PREMIERE EXPANSION
comme Pierre l'était des circoncis ^ », et demandèrent seulement aux deux missionnaires de vouloir bien « se souvenir des pauvres de Jérusalem ^ ». On pouvait, dès lors, sans doute prévoir l'état de misère qui se perpétua désormais dans la Yille sainte, au miligu de révoltes et de répressions presque incessantes, jusqu'au moment de sa ruine définitive. Paul promit aux apôtres de Jérusalem de ne jamais oublier leurs pauvres : il devait tenir sa promesse avec une indéfectible fidélité.
Forts de l'approbation qu'ils venaient ainsi de recevoir de la part de ceux qu'on regardait à juste titre comme les « colonnes de l'Eglise^ )), Saul.et Barnabe reprirent leur apo^lat avec une nouvelle ardeur. Leur zèle, non content de s'exWcer dans la ville, rayonna au dehors. L'île de Chypre, d'oiî Barnabe était originaire, fut le premier champ de leurs travaux. C'est là que le proconsul Sergius Paulus embrassa la foi, et que Saul, devenu subitement Paul *, prit la direction de l'expédition évangélique. Revenus sur le continent. Ils évangélisèrent successivement Antioche de Pisidie, Iconium, Lystres, Derbé, bref toute la région connue sous le nom de Galatie romaine ^. Partout leur méthode était la même. Ils se présentaient d'abord aux synagogues, et y prêchaient tant que les Juifs leur prêtaient une oreille attentive. Sitôt que l'autorité leur en fermait la porte, ou qu'une émeute les en bannissait, ils s'adressaient hardiment aux païens. « Puisque vous rejetez notre parole, disaient-ils à leurs compatriotes, nous nous tournons vers les Gentils ^. » De ^7 à 62, ils ne fondèrent pas moins de sept chrétientés.
Mais leur succès même devait être pour leurs Eglises l'occasion d'une tempête. Il n'y avait pas à se le dissimuler : de toutes ces
des Gentils
est approuvé
par Pierre,
JacquesctJcaQ
Evangéli'îaticn
de l'île
de Chypre
et de
l'Asie Mineure
Préventions
de certains
chrétiens