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NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE

Berlin ; Bôckii, Corpiis inscriptionum graecarum, 4 vol., Berlin, 1829-1877 ; J.-B. DE Rossi, Roma soiterranea, Rome, 3 vol., i864- 1877 ; Bolletino di archeologia cristiana, Rome, i864 et années suivantes ; M. Bes?cier, les Catacombes de Rome, un vol. in-ia, Paris, 1909 ; Marucchi, Eléments d'archéologie chrétienne, 3 vol., Paris, 1900-1903 ; Dom Leclercq, Manuel d'archéologie chrétienne, 2 vol., Paris, 1902 ; Dom Gabrol, Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie, Paris, 1902 et années suivantes.

V. — Les principaux éléments de l'histoire des persécutions pendant les trois premiers siècles se trouvent dans les Actes des martyrs. A la fin du xvu* siècle, le bénédictin Dom Ruoart a réuni sous le titre de Acta primorum martyrum sincera, Paris, 1689, ceux de ces Actes qui lui ont paru revêtir les caractères de l'authenticité. Depuis, la critique a éliminé de ce recueil un certain nombre de récits qui lui ont paru légendaires. Le P. Van den Gheyn a donné, au mot Acta martyrum, dans le Dicl. de théol. de Vacant, la liste des actes des martyrs des premiers siècles qui paraissent le plus authentiques. Ces actes appartiennent à deux catégories : les uns sont des relations de martyrs dressées par les notaires publics ; les Acta proconsularia de saint Cyprien en sont le type le plus parfait; les autres sont des Passions dues à la plume de rédacteurs chrétiens, et écrites soit d'après des pièces authentiques émanées des greffes païens, soit d'après des témoignages oculaires. A cette seconde catégorie appartiennent les Actes de saint Ignace, de saint Polycarpe et des martyrs de Lyon. La traduction des Actes authentiques des martyrs des trois premiers siccleset d'un certain nombre de pièces interpolées ou de rédaction postérieure, a été donnée par Dom Leclercq, les Martyrs, t. I, les Temps néroniens et le II' siècle, 3* édition, Paris, 1906 ; t. II, le III' siècle, Dioclétien, Paris, 1903. Le livre d'EusÈBE, De martyribus Palaestinae, celui de LAcrAticE, De mortibus persecutorum, et le recueil des inscriptions du pape saint Damase, sont des sources complémentaires indispensables.

Les documents relatifs aux saints en général, se trouvent dans les Acta Sanctorum des Bollandistes. Les Analecta Bollandiana renseignent, au fur et à mesure de leur apparition, sur tous les travaux qui paraissent dans le domaine de l'hagiologie. Pour les détails bibliographiques, voir les deux récents répertoires des Bollandistes :

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Bibtiotheca hagiographica graeca, Bruxelles, 1896, et Bibliolheca hagiographica latina, Bruxelles, 1898.

VI. — L'histoire des hérésies et du développement du dogme a ses sources dans les écrits des hérétiques eux-mêmes et des Pères qui les ont combattus. On en trouvera l'indication dans le cours de celte histoire. Une étude générale sera facilitée par les trois Enchiridia publiés par la maison Herder de Fribourg-en-Brisgau : Drnzi.\ger-Bannwa.rt, Enchiridion symbolorum ; Rouët de Journel, Enchiridion patrisiicum ; C. Kirsch, Enchiridion fontium hisloriae ecclesiaslicœ antiquœ.

Les Tabalx fontium traditionis christianœ du P. Crecsen, S. J., Fribourg, 1911, Herder, et les Synchronismes de la théologie catholique de l'abbé René Aigrain, Paris, Bloud, 191 2, seront aussi d'excellents instruments de travail. Les Synchi^onismes de l'abbé Aigrain ne contiennent pas seulement la série des Pères, des théologiens et de leurs principales œuvres, mais aussi la série des saints, des papes, des principaux événements de l'histoire de l'Eglise et de l'histoire profane.

VIL — Le Liber pontificalis donne peu de renseignements précis sur les trois premiers siècles. La destruction des livres et des archives de l'Eglise deRome sous Dioclétien nous a privés de la presque totades documents concernant l'histoire des papes antérieurs. Les Reqesta pontijîcum romanorum souffrent de la même lacune. Les Patrolo'/les latine et grecque de Migne, d'une importance capitale pour l'histoire des âges qui suivront, ont un moindre intérêt pour celle qui f;iit l'objet du présent volume ^. Nous en dirons autant de la grande collection entreprise, en 1908, par MM. Chabot, Guidi et Hyvernat, le Corpus scriptorum christianorum orientalium, dont 72 volumes ou fascicules ont déjà paru, et de la Patrologia orientalis dont Mgr Graffin et M. Nau nous ont déjà donné 9 volumes.

VIII. — Pour l'étude et la mise en œuvre des sources de l'histoire ecclésiastique, on consultera Tillemont, Me a?io i/-es poar seruiV à l'his-

1. M. F. Cavallera, professeur à l'Institut catholique de Toulouse, vient de rendre aux travailleurs, que leurs études amènent à consulter la Patrologie greiijue, un service signalé en publiant un volume d'Indices de cette patrologie, Paris, Garnier frères, i vol. in-4", 1912.

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toire ecclésiastique des six premiers siècles, i6 vol. in-4" ; le P. de Smedt, s. J., Inlroductio generalis ad historiam écoles iasticam critice traclaiidam, Gand, 1876,01 Principes de la critique historique, Paris,

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