I Thess., II, i4-i
7. Batiffol, l'Eglise naissante, 5« édit., p. 286 ; Harha.gk, Dogmengeschichte, t. I, p. 3io.
qui la loi, instilulion divine sans doute, mais provisoire, est abolie. Mais, depuis le Concile de Jérusalem, ce dernier courant prend une extension prépondérante. La formule triomphante est décidément celle de l'épîlre aux Galates : « La circoncision et l'incirconcision ne sont rien ; ce qui est tout, c'est d'être une nouvelle créature. Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle et sur l'Israël de Dieu ^ » En fait, comme eu droit, toutes les attaches sout rompues 2.
Développement intérieur de l'Eglise.
La Didachè.
éveloppement des institutions hiérarchiques.
Dans l'Eglise ainsi affranchie, les institutions, le culte et la formule du symbole de foi se développent d'une manière plus autonome.
Un très précieux document nous renseigne sur la vie chrétienne à cette époque : c'est la Didachè ou Doctrine des douze apôtres, écrit dont la critique fixe la composition entre l'an 70 et l'an loo,- mais qui se fait l'écho de traditions antérieures à ces deux dates. C'est l'œuvre d'un judéo-chrétien, qui, suivant quelques auteurs, l'aurait écrite à Antioche même ^, qui, en tout cas, vise nettement la situation faite à l'Eglise par l'apostolat de Paul et de Barnabe à Antioche *.
L'organisation de la hiérarchie semble présenter une étape de développement intermédiaire entre celle que nous ont montrée les Actes des apôtres et celle que nous révéleront les écrits des Pores apostoliques. Des apôtres, des prophètes, des docteurs, des epi.<copoi-presbuteroi ^ et des diacres ; tels sont les ministres qui nous apparaissent chargés de fonctions distinctes.