Ibid., m
LA PREMIERE EXPANSION
La morale
sociale.
de telles paroles, si fermes et si sages, un premier remède est indiqué aux maux dont souffre cetie gentilité que le christianisme aborde pour la première fois ; l'assistance par le travail n'a pas trouvé de prédicateurs plus ardents que ces premiers chrétiens.
Un exposé de la morale chrétienne à cette époque ne pouvait oublier la grave question des devoirs de famille. « Tu n'écarteras pas ta main de ton fils ou de ta fille ; mais dès leur jeunesse, tu leur apprendras la crainte de Dieu *. » Au delà du cercle de la famille naturelle, une sorte de famille agrandie comprend les gens qui sont à notre service. Le chrétien sera doux pour ses serviteurs : « Tu ne commanderas pas avec aigreur à ton serviteur et à ta servante... Le même Dieu règne sur eux et sur toi ; car II ne fait pas acception de personnes ; Il appelle ceux que l'Esprit a préparés ^. » La douceur du chrétien, inséparable de l'esprit d'une ferme justice, s'étendra à tous les hommes. « Tu ne chercheras pas à susciter des partis ou des factions ; au contraire, tu mettras partout la paix. Mais tu jugeras toujours selon la justice et sans faire acception de personnes '^. » Le chrétien doit aller plus loin encore à l'égard de ceux qui sont ses frères en Jésus-Christ. Il se tiendra toujours prêt à mettre ses biens personnels à leur service, car « s'il leur est associé dans la possession des biens immortels, à plus forte raison doit-il l'être dans celle des biens qui périssent *. »
Tels sont les principaux préceptes de morale individuelle et sociale que nous trouvons dans la Doctrine des douze apôtres ; un précepte général les inspire et les domine tous : c'est celui de l'amour de Dieu et du prochain. Il faut voir avec quelle insistance l'auteur du de Dieu et Im petit livre le répète, l'intercale au milieu de ses prescriptions parti- bommîs. culières. « Tu aimeras Dieu, qui t'a créé, et ton prochain comme toi-même ^... Bénis ceux qui te maudissent, prie pour tes ennemis et jeûne pour ceux qui te persécutent^... Tu ne haïras aucun
Principe
fondamental *
l'amour