HORTICULTURE
Le climat du golfe Jouan se prête admirablement aux productions du Cap et de l'Australie tempérée. Aussi y cultive-t-on en grandies iridé'es du Cap, les mimosas ou acacias d'Australie, les eucalyptus et autres arbres ou arbustes d'ornementation.
Les orangers, dont les boutons servent à la confection des bouquets de mariées, se voient en grande quantité sur des terrasses ou sur les flancs des coteaux.
Au carnaval de Nice, on jette dans les rues pour plus de cent mille francs de fleurs.
Angers. — Le climat et le solde l'Anjou sont particulièrement propices à la culture des fleurs, des arbustes d'ornementation et des arbres fruitiers. L'air y est doux; le voisinage de la mer y entretient une humidité chaude. La température est à peu près constante et le climat tempéré dans cet heureux pays. D'autre part il présente plusieurs variétés de sol. Chaque terrain est utilisé pour la culture à laquelle il convient le mieux. Jadis tributaires des établissements de Belgique, de Hollande et d'Angleterre, les horticulteurs d'Angers se sont peu à peu affranchis et ont fait de l'horticulture une industrie essentiellement française.
Nous sommes heureux de citer ici un exemple remarquable de ce que peut produire le courage d'un simple ouvrier, secondé par les efforts incessants de ses successeurs. En 1820, M. André Leroy, âgé seulement de dix-neuf ans, prit la direction du petit terrain que lui laissait son père. II visita tous les grands établissements européens, apprit sur place les meilleurs procédés de culture et de reproduction. Il rechercha dans les pays les plus lointains les plantes nouvelles et tâcha de les acclimater en Anjou. C'est ainsi que nous lui devons l'importation en France du magnolia, qui prospère aussi bien dans l'Ouest que sur les rives du Mississipi. Son commerce avec l'Amérique devint immense ; son établissement horticole est partout cité comme sans rival en Europe. Honneur à ces hommes qui, par leur probité, leur intelligence et leur travail, ont su conquérir à leur pays un nouvel élément de fortune!
Angers est surnommée avec raison la ville des fleurs.
FLEURS ET PARFUMS
Au printemps, ses nombreux établissements horticoles livrent au commerce d'innombrables variétés de fleurs appartenant aux espèces les plus communes ou les plus rares. Les roses y prospèrent admirablement, mais l'exportation en est peu considérable à cause de la concurrence de Nice qui produit plus tôt, grâce à son climat plus chaud. Par contre, on expédie de grandes quantités de pieds de rosiers et de sauvageons. On exporte surtout pour Paris, Nice, l'Angleterre et l'Allemagne.
Les horticulteurs d'Angers cultivent encore avec suc ces les arbres et arbustes d'ornement, les lauriers, les arbousiers, les aucubas, les céanothes, les troènes, les houx, qui exigent un climat spécial pour bien prospérer. Citons enfin les camélias, les rhododendrons, les azalées, qui végètent admirablement à l'air libre dans ce climat chaud et humide ; les plantes de serre telles que les caoutchoucs ou Ficus elastica, les dracœnas, les chamœrops ou palmiers d'Algérie qui croissent aussi en pleine terre à Angers, les aralias, les gardénias ou jasmins du Cap, dont les fleurs blanches odorantes sont si recherchées à Paris pour les soirées.
Algérie. —Le climat de l'Algérie est également très favorable à la culture des fleurs. Alger, Bône, Boufarick, Misserghin, etc., commencent à faire concurrence à l'industrie horticole de la Provence.