VII. - PAPIER MÂCHÉ ET CARTON-PIERRE
La pâte à papier et le papier lui-même sont susceptibles d'acquérir une grande dureté par l'adjonction de substances spéciales et par la compression. On obtient ainsi une substance qu'on utilise beaucoup depuis quelques années et pour laquelle il est facile de prévoir des applications très nombreuses, à cause des formes multiples qu'on peut donner à la matière première semi-fluide, la pâte à papier. Les Chinois ont ainsi su utiliser le papier depuis l'époque la plus reculée. Les Américains ont imité les Chinois et ont donné une grande extension à cette nouvelle branche de l'industrie du papier.
Le papier et le carton peuvent être durcis par plusieurs procédés. Nous savons déjà qu'on obtient le papier-parchemin par l'action de l'acide sulfurique sur le papier. Le chlorure de zinc mélangé à la pâte fournit du papier très tenace et dont on peut faire des boîtes, des peignes, des souliers, du carton pour toitures. On peut encore durcir le papier en le plongeant dans une dissolution en poids égaux d'huile de lin et de colophane dans un volume égal de naphte. Au bout de cinq minutes, on retire le papier et on l'expose pendant trois heures à l'action d'un courant d'air oxydant dans une étuve chauffée à 135°. Le papier ainsi durci peut servir à fabriquer de la vaisselle, des cuvettes, etc.