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III. — FLEURS ARTIFICIELLES

Nous ne saurions mieux l'aire que de transcrire ici presque fidèlement la remarquable étude qui a été faite sur les fleurs artificielles par M. Rondot, dans son compte rendu de l'Exposition anglaise de 1851.

« Les fleurs ont servi de tout temps à la toilette et à la décoration, sous la forme de guirlandes, de couronnes, de bouquets, etc. Mais la fraîcheur des fleurs, comme leur floraison, est de si courte durée, qu'on a songé de bonne heure à recourir à l'imitation pour conserver toute l'année ces ornements délicats.

» Les anciens Egyptiens connaissaient l'art des fleurs artilicielles. On en a découvert dans les tombeaux de Thèbes ; elles étaient de toile de lin de couleur. Cette petite industrie existait également dans l'ancienne Rome. Pline décrit ces imitations fidèles, que Ton appelait /leurs d'hiver et fleurs égyptiennes. Les dames romaines plaçaient des fleurs d'or dans leurs cheveux. Elles portaient, pendant les repas et dans les temples, des couronnes composées souvent de fleurs artificielles ; les unes étaient formées de fleurs parfumées faites de soie, d'après des dessins indiens, les autres de branches et de feuilles d'or. Parfois des bandelettes d'écorce de papyrus, touimées et nouées, formaient le corps de la couronne qu'embellissaient des feuilles de palmier en argent.

» La fabrication des fleurs artificielles est très ancienne dans l'Inde ; ces fleurs étaient estimées à Rome et on les y imitait.

» Les Chinois sont arrivés à une grande perfection dans la fabrication des fleurs artificielles. Ce qui sort de leur main est si fini que l'empereur Kang-li défia un jour un missionnaire de distinguer, entre divers orangers qui étaient dans la salle, les naturels des artificiels. »

A Rome, comme en Egypte, on avait coutume de parfumer aussi les fleurs artificielles. Les Napolitains suivirent cet usage

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