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sol sous futaie, ce qui a pour effet d'enlever les mauvaises herbes, d'ameublir le sol et de faciliter la germination des graines au moment du réensemencement naturel. La France manque de futaies, ce qui l'oblige à demander beaucoup de bois de construction à l'étranger.

Les particuliers, en effet, préfèrent exploiter leurs bois et leurs forêts par le procédé du taillis, qui a pour eux l'avantage de donner des intérêts à échéances rapprochées, tandis que la futaie, qui rapporte davantage, mais à des intervalles très éloignés, n'est guère employée que par l'État. Les bois en taillis sont coupés tous les dix ou quinze ans, ce qui leur ôte toute valeur au point de vue de la beauté, les troncs n'atteignant jamais de grandes dimensions. Le taillis ne peut donc fournir des bois de construction, mais seulement des bois de chauffage, des écorces, des cercles pour tonneaux, des échalas, des bois de vannerie.

L'exploitation d'un bois en taillis exige aussi des précautions spéciales. Il faut surtout empêcher les espèces les plus vivaces, qui donnent généralement des bois blancs et de peu de valeur, d'envahir tout le terrain et d'étouffer les autres espèces, plus lentes à se développer, mais aussi d'une valeur plus considérable. On y arrive par Vécobuage, c'est-à-dire l'enlèvement des mauvaises pousses. Les pays montagneux, à sol frais et humide, tels que les Ardennes, la Côte-d'Or, l'Auvergne et surtout le Puy-de-Dôme, font usage aussi du système de sartage, qui donne d'excellents résultats. Le sartage consiste à cultiver des céréales pendant une ou deux années au milieu des taillis après chaque coupe, ce qui a pour effet de retarder le développement des pousses des bois blancs et de fournir des matières alimentaires ou fourragères. Le sartage pratiqué dans le Midi, ou sur des sols secs, conduit à des résultats déplorables. Il a pour effet de dessécher trop complètement les bois et d'y développer des incendies qui ravagent les forêts de l'Algérie et des Maures. Les communes adoptent généralement un mode d'exploitation des forêts intermédiaire entre la futaie et le taillis: c'est le taillis sous futaie. Après chaque coupe, on laisse sur pied

SYLVICULTURE.

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