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savaient distribuer avec art les compartiments de ces petits meubles, de façon a y placer le plus de choses et à n r e„d 1 usage commode. «maie
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PETITE ÉBÉNISTER1E.
l'on fait on ce genre, de nos jours, n'est comparable, pour la richesse et même pour le travail d'art, aux ouvrages de ce temps. Les inventaires font mention de coffrets d'or, d'argent, de jaspe, garnis d'émaux et de pierres fines ; et l'on conserve encore de très beaux coffrets d'ivoire ou de bois précieux sculpté, de marqueterie, de cuivre doré ou émail lé.
Vers 1830, les Anglais étaient les maîtres incontestés dans la fabrication des nécessaires de bois : ils faisaient les coffres plus solidement, la distribution intérieure était mieux entendue, les cristaux étaient plus purs, les pièces de coutellerie et les brosses mieux montées et de meilleure qualité. Mais, vers 1830, les Français firent à leur tour de grands progrès et devinrent môme supérieurs aux fabricants anglais pour la distribution, l'incrustation, la gravure, le goût et surtout le prix. Nos fabricants de coffrets et de petite ébénisterie de fantaisie n'ont pas aujourd'hui de rivaux.
La supériorité îles fabricants anglais pour les nécessaires recouverts de cuir ne saurait être contestée. Les principaux ateliers sont à Londres, Birmingham et Sheflïeld. Ces ouvrages se font remarquer par la correction du travail et la solidité qui y ajoute tant de prix. L'Allemagne s'occupe particulièrement de la confection des nécessaires recouverts de cuir de veau, qu'on fabrique surtout à Offenbacb, à Stuttgart et à Wurzbourg. Les Français excellent dans la fabrication de ces petits nécessaires de dame, dont ils changent, presque chaque année, les dispositions et les noms. Ces fabrications ingénieuses ont été enlevées par Paris à l'Allemagne vers 1834 ; elles ont reçu de Henri Schloss, qui les a importées, leurs principaux perfectionnements.
L'industrie des cartonnages de fantaisie, qui se rattache aussi à la petite ébénisterie, est tout à fait moderne et n'existe guère qu'à Paris. Depuis l'élégante corbeille de mariage et les beaux coffrets d'étrennes jusqu'aux boites à mouchoirs, à gants, à bijoux, chaque modèle peut être exécuté en toutes grandeurs et avec les enjolivements les plus variés. Ce n'est pas une des moindres difficultés que de savoir tirer parti de matériaux toujours les mêmes, d'un outillage nécessairement restreint et de
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mains adroites, mais souvent rebelles, pour produire aussi vite et à aussi bas prix les ouvrages les plus jolis et les plus variés. La petite ébénisterie emploie quelquefois le papier mâché comme matière première, à la place du bois. Le papier mâché est connu en Chine et au Japon depuis plusieurs siècles. Il a été employé avec le stuc, au commencement du xvi« siècle, à la décoration intérieure du château de Fontainebleau. Il était assez usité en France vers 1730 et il fut importé en Angleterre dans la seconde moitié du siècle dernier.
On fait, en Angleterre, avec du papier mâché, beaucoup de guéridons, de tables à ouvrage, d'écrans, quelquefois des sièges, rarement des paravents, des fauteuils et des toilettes. Ces ouvrages sont tous décorés de peintures sur fond noir, rehaussées par des appliques de nacre blanche ou colorée.
Elles représentent ordinairement des fleurs et des ornements, parfois des personnages. Le vernis a un grand éclat, les peintures de la fraîcheur et de l'éclat.
Outre ces meubles, les Anglais utilisent encore le papier mâché pour la fabrication d'un grand nombre d'autres produits variés : coffrets, grains de chapelets, encriers, écrins, bracelets à gros grains noirs semés de diamants faux d'Ecosse, colliers, épingles à tète noire, bijoux imitant le jayet, plateaux, écrans peints et dorés,. dits du Japon.
Le papier mâché, collé au vernis blanc et recouvert de ce môme vernis, sert à fabriquer des globules transparents et opalins, qui semblent taillés dans une roche formée de couches concentriques.
A Birmingham, à Londres et à Wolvcrhampton se trouvent les établissements les plus importants pour la fabrication des objets communs en papier mâché.
Dans le pays de Galles, en Angleterre, on fabrique, avec du schiste ardoisier, quelques meubles qui ont de la ressemblance avec les meubles de laque.
Les Chinois font, en bois enduit de laque, différents meubles destinés à l'Europe et à l'Amérique, notamment des paravents, des guéridons, des tables à ouvrage, à échiquier, à thé, etc. Le
PETITE ÉBÉN1STERIE.
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travail d'ébénisterie, la vernissure, la polissure et la peinture sont, en général, assez négligés. Il y a une différence très grande entre les ouvrages actuels et ceux qui datent d'une centaine d'années et qui sont connus sous le nom de vieux laques. Les Japonais seuls font aujourd'hui le laque aussi bien qu'on le faisait en Chine sous les Ming ; le laque japonais a même plus de finesse et de brillant, avec une plus grande correction du travail d'ébénisterie et d'ornementation.
Le genre de laque appelé Ti-chêou n'est fabriqué qu'en Chine. Des vases, des coffrets, des boîtes en bois de toutes grandeurs et de toutes formes, sont recouverts d'une pâte très fine, colorée en rouge par le vermillon. Cette composition acquiert une grande dureté; on la découpe et on la sculpte avec une rare délicatesse. Les laques de Ti-tchéou, dans la province de IIoupèh, sont très estimés.
Les laques de la Chine et du Japon n'ont guère été connus en France que vers 1G30 ; c'est aux missionnaires jésuites que l'on doit les premiers envois importants de ces meubles curieux. La richesse et l'originalité des laques qui furent présentés à la cour les mirent en vogue : sous Louis XV, comme sous Louis XVI, ils étaient tellement recherchés, que l'on envoya en Chine et au Japon, pour les y faire enduire de laque, beaucoup de meubles et d'objets précieux d'acajou, de chêne, de tilleul, de bois exotiques et de cuivre. L'Europe a cherché à imiter les laques de Chine et du Japon, mais n'est jamais arrivée à en égaler la qualité. Tous les meubles venus de l'Orient sont en bois. Quant aux imitations européennes, celles de Paris," d'Amsterdam, de Vienne, de Bruxelles sont ('gaiement en bois ; celles de Londres, de Birmingham, de Wolverhampton, en Angleterre, sont en papier mâché.
Dans le Lahore et le Sindh, au Bengale et en l'erse, on fabrique nombre d'objets en bois décorés et vernis présentant un cachet particulier. Ce sont généralement des coffrets, des cadres de miroir, des plateaux, des étuis pour renfermer l'encrier et les plumes de roseau, des pliants pour les livres sacres. Le vernis conserve longtemps son éclat; les décors, ceux de
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l'Inde surtout, se distinguent par leur élégance et le contraste habile des couleurs.