LIQUEURS ALCOOLIQUES. III-H
La production française du vermouth est de 300000 hectolitres par an.
La liqueur de la Grande-Chartreuse, fabriquée à Voiron,dans l'Isère, l'anisette Marie Brizard, de Bordeaux, et maintes autres liqueurs françaises, jouissent d'une rejiommée universelle.
La Hollande produit aussi des liqueurs très recherchées, notamment du curaçao, du kummel, de l'anisette, du cacao, de la vanille, des bitters, du punch, du fockink, des élixirs, etc. Les principales distilleries sont établies à Amsterdam, Botterdam, Harlingen et Groningue.
La Belgique prépare aussi d'excellents curaçaos et kummels.
L'Allemagne, la Prusse et l'Autriche font des liqueurs renommées ; chacun connaît l'eau-de-vie de Dantzig, aux paillettes d'or. La Bussie est remarquable par ses kummels blancs et verts, sa liqueur de sorbier et ses crèmes de thé.
La Suisse, grâce au parfum pénétrant des herbes de ses Alpes, prépare des liqueurs très recherchées, du vermouth, du bitter, de l'absinthe : cette dernière est sans rivale. Neuchàtel, Lausanne, Bâle, Genève, Fribourg, le Valais possèdent des distilleries parfaitement agencées.
L'Italie avait jadis le monopole du vermouth, obtenu avec du vin blanc d'Asti. Le vermouth de Turin est eucore très renommé.
Barcelone, Malaga, Xérès, les îles Baléares, en Espagne, préparent de grandes quantités d'anisette, de menthe, de cacao, d'absinthe.
Signalons enfin les liqueurs d'orange et de mandarine du Portugal, la menthe de Turquie et les punchs du Canada.