CHAUSSURES, GANTS, MAROQUINERIE
des albums, des trousses, des portefeuilles, des ceintures, d'un bon marché inouï.
La maroquinerie viennoise est une concurrente sérieuse pour celle de Paris. On y retrouve la môme élégance. Cette industrie fut fondée dans la capitale de l'Autriche en 1828 par des ouvriers parisiens amenés par M. Girardet. Vienne a sur Paris l'avantage de posséder des ouvriers se contentant d'un salaire moins élevé et de mettre en œuvre des matières premières d'un prix inférieur. M. Cari Stengel (de Vienne) est parvenu à imiter avec une grande perfection le maroquin, au moyen du bois de noisetier.
L'Espagne, sous le nom de cuir de Cordoue, fabrique un maroquin très solide, possédant un grain naturel.
Les pays musulmans, la Turquie, l'Egypte, l'Algérie, le Maroc, ont conservé leur ancienne méthode de préparation du maroquin, bien inférieure à celles aujourd'hui usitées en Europe. Les ouvriers dé ces pays se font cependant remarquer par le curieux travail de broderie qu'ils exécutent sur les ceintures destinées aux harems, les porte-monnaies, les porte-pistolets, etc.