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Les os, comme l'ivoire, servent à la fabrication de la tabletterie, mais de la tabletterie commune. On utilise surtout les os des pieds et des côtes du bœuf. Les pieds, bouillis avec de l'eau, abandonnent l'huile dite de pied de bœuf; on estime à un demilitre environ la quantité d'huile fournie par les quatre pieds d'un bœuf. L'eau employée à faire bouillir les os est utilisée pour la fabrication de la colle, car elle renferme de la gélatine dissoute. Avec les os des pieds dépouillés de leur chair on fabrique des boutons, des manches de couteaux et d'ombrelles, etc. Les côtes servent spécialement à la fabrication des brosses à dent. Tous les autres os sont convertis en noir animal.

Les boutons, qui ont remplacé les agrafes dans le vêtement, sont d'origine anglaise. L'Angleterre, la France et l'Allemagne sont les pays où l'on en fabrique le plus. Paris fabrique surtout les boutons de fantaisie, pour les uniformes de chasse et de livrée, souvent gravés par de véritables artistes et d'une fabri-

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cation très soignée. Cette industrie a également pris une'grande extension dans le département de l'Oise.

Les boutons ne sont pas faits exclusivement avec de l'os. On se sert aussi de la nacre, de la porcelaine, de divers métaux et alliages, du corozo, de la corne, de la passementerie, du papier, du bois, etc.

Depuis 1862, les Allemands fabriquent de grandes quantités de boutons en porcelaine, imitant parfaitement la nacre. Cette fabrication s'est partout vulgarisée. Paris a la spécialité des boutons en métal. Il fabrique aussi beaucoup de boutons en soie et en passementerie à la main, enjolivés de jais, de perles, de nacre et d'acier.

Le phosphore fut découvert en 1669 par Brandt, en calcinant un mélange de sable et d'urine évaporé à siccité. Cette préparation, trop pénible, fut remplacée par celle qu'indiqua Scheele et qui est encore suivie actuellement. En définitive, le phosphore est extrait du phosphate de chaux contenu dans les os. Ceux-ci sont formés d'une matière organique, nommée osséine, mélangée avec deux substances minérales, le phosphate de chaux et le carbonate de chaux.

Il s'agit d'isoler le phosphate de chaux, dont on retirera ensuite le phosphore. La matière organique était jadis détruite par la calcination des os à l'air libre, ce qui la brûlait totalement, et il ne restait plus qu'une poudre blanche, formée de carbonate et de phosphate de chaux. Mais ce procédé présentait l'inconvénient de faire disparaître l'osséine. La maison Coignet(de Lyon), qui produit à elle seule les deux tiers du phosphore fabriqué en France, opère la séparation de l'osséine par deux procédés distincts : ou bien elle soumet les os dans un autoclave à l'action de l'eau à température élevée, ce qui convertit l'osséine en gélatine qui se dissout; ou bien elle soumet les os à l'action de l'acide chlorhydrique ou de l'acide carbonique sous pression. L'acide dissout la matière minérale et l'osséine reste isolée ;

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