VITRAUX
Il-iOi
liant de nouveau de la gaieté aux églises, aux palais et aux demeures particulières. On est loin cependant d'avoir encore atteint la perfection des chefs-d'œuvre des xiv° et xv c siècles. Les vitraux modernes laissent passer trop de lumière et manquent de cet effet chatoyant et scintillant des âges précédents
• m a tenté d'imiter cet effet en faisant îles stries sur le verre. Maréchal (de Metz, associé à Tessié du Mottay, a surtout contribué à celte restauration de l'ail des vitraux peints en France. Au début, on commit une grave erreur, en croyant qu'il suffisait de reproduire les tableaux (\c± grands maîtres au moyen de verres colorés; mais les artistes sont vite revenus au véritable sentiment du beau. La peinture sur verre a SU profiter des découvertes modernes ; elle a combiné' la mosaïque de verre avec la véritable peinture, qui utilise des procédés analogues à ceux de la peinture sur porcelaine.
La France possède des peintres verriers d'un talent remarquable ; Paris en compte une trentaine à lui seul.
L'Angleterre, où les vitraux peints sont très recherchés, non seulement pour les églises, mais aussi pour les palais et les maisons particulières, possède également des artistes de grand talent.
talons enlin les peintres verriers de la Belgique, de l'Allemagne et de l'Autriche.
Outre les vitraux peints proprement dits, il existe encore quelques peintures sur verre dont nous devons dire un mol.
On obtient de délicieux effets en emprisonnant des peintures entre deux couches de verre fondu. Léon Fargue a imaginé, en 1891, des vitraux céramiques cloisonnés. Les cloisons sont faites avec des pâtes céramiques réfractaires,dont les vides sont remplis par des verres recouverts de poudres d'émail de couleurs différentes. Le tout est ensuite porté au tour: l'émail fond et recouvre le verre des peintures dessinées avec les poudres colorées. 11 convient de faire usage de verres et d'émaux spéciaux.
Les images photographiques colorées sur porcelaine et sur verre, s'obtiennent par application d'une épreuve positive en
VERRE
gélatine bichromatée, mélangée avec de la poudre d'émail. On porte au four, l'émail fond et s'incruste sur le verre en reproduisant l'image. Ce procédé donne une image unicolore. On peut obtenir une image à plusieurs colorations, en répandant au pinceau des poudres d'émail diversement colorées sur l'image à la gélatine bichromatée, rendue visqueuse par addition de gomme et de miel.