APPAREILS DE CHAUFFAGE
semble devoir être celui de l'avenir, comme le plus économique.
Combustibles liquides. — On utilise beaucoup l'essence et l'huile de pétrole pour le chauffage domestique, au moyen de lampes et d'appareils spéciaux. Deville et Dupuy de Lôme ont imaginé des grilles pour brûler les huiles lourdes qui distillent au-dessus de 280°. Ces huiles produisent, à poids égal, deux fois plus de chaleur que la houille. On utilise aussi les huiles de goudron et le goudron lui-même. La Russie et l'Angleterre commencent à chauffer leurs locomotives avec le pétrole. On s'en sert également dans les foyers des navires à vapeur. Le liquide, arrivant par un écoulement régulier et continu, a le grand avantage de chauffer très régulièrement les chaudières. De plus, ce combustible donne peu de cendre et de fumée.
Combustibles gazeux. — Le chauffage au gaz d'éclairage est le plus économique et le plus logique, surtout pour la cuisine. On a construit des fourneaux spéciaux dont l'usage se répand de plus en plus. Les poêles a gaz sont très propres et d'un maniement facile ; il suffit de tourner un robinet pour allumer ou éteindre le feu. Aux États-Unis, on utilise beaucoup le gaz naturel pour le chauffage domestique. Les fours Siemens, que nous avons eu l'occasion de décrire, utilisent un mélange d'air et d'oxyde de carbone.
Chauffage électrique. — Le courant électrique, en passant dans des conducteurs de grande résistance, développe une forte quantité de chaleur. Crompton, en Angleterre, a imaginé de noyer les fils- de cuivre, échauffés par le courant, dans un émail spécial formant la paroi des ustensiles de cuisine (poêles à frire, casseroles, marmites à chauffer l'eau, bassinoires pour lit, etc.). Aux Etats-Unis, on chauffe les fers à repasser en les faisant traverser par le courant électrique ; dans ce même pays, les tramways sont chauffés avec le courant même de la ligne.
Elihu Thompson et Benardos ont employé la chaleur développée par le courant électrique pour souder les métaux. Nous savons déjà que Siemens a inauguré une nouvelle méthode féconde de métallurgie par le chauffage électrique des creusets. Signalons aussi le four électrique de MM. Viole et Moissan, qui