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PHARES

électrique, en 1864, au moyen de la machine magnéto-électrique de l'Alliance. Tandis que l'huile ne donnait qu'une intensité lumineuse égale à 630 becs Carcel, l'arc électrique en fournit une de 5000 becs. Ces chiffres ont été dépassés depuis.

La lumière des phares fut d'abord blanche; puis, pour les distinguer plus facilement, on la colora au moyen de verres, en rouge d'abord, puis en rouge et en vert ; le rouge a le plus de portée. La coloration des feux des phares date de 1864. On a encore imaginé des feux à éclipses, au moyen d'une rotation de l'appareil.

Le système optique a subi de nombreux perfectionnements, dans le but d'augmenter le champ lumineux, c'est-à-dire la portion de l'espace d'où le phare est visible. En 1783, Teulère, ingénieur français, inventa le réflecteur parabolique. En 1822, un autre Français illustre, Augustin Fresnel, imagina les lentilles à échelons. En 1830, Chance, en Angleterre, et Degrand, en France, ajoutèrent des prismes à réflexion totale pour ramasser la lumière perdue sur les côtés, de manière à la renvoyer dans la direction de l'axe optique de l'appareil ; ces prismes jouent le rôle de réflecteurs plus parfaits que les miroirs.

Le nombre des usines affectées à la construction des phares est très limité. Il convient de citer surtout les maisons Lepaute, Sautter et C ie , Barbier et Fenestre, à Paris, Chance à Birmingham.

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