‹ Histoire générale de l'industrie. 3, Industries du règne minéralChapitre 159 sur 226 · MACHINES A GAZ · texte numérisé non relu

MACHINES A GAZ

nent un rendement supérieur à celui des machines à vapeur.

Machines à air chaud. — En 1816, Robert Stirling émit l'idée de faire mouvoir le piston au moyen d'une masse d'air alternativement chauffée et refroidie, la variation de volume de cette masse correspondant à la course du piston. Le célèbre ingénieur suédois Ericsson, en 1852, construisit une machine fondée sur ce principe. À partir de 1878, Rider fabriqua, aux Etats-Unis, des machines à air chaud, très répandues dans ce pays pour le cas où l'on n'a besoin que de forces assez faibles.

Machines à gaz ammoniac. — M. Frot a profité de la solubilité du gaz ammoniac dans l'eau pour obtenir facilement la condensation de ce gaz. Il fait agir sur le piston le gaz ammoniac sous pression, obtenu en chauffant une solution saturée d'ammoniaque ; le gaz, après avoir agi sur le piston, vient se redissoudre dans de l'-eau qu'on ramène dans la chaudière. Ce procédé économique est peut-être destiné à prendre de l'importance.

Machines au gaz d'éclairage, au pétrole, etc. — On a songé depuis longtemps à se passer de chaudière pour mettre le gaz sous pression ; il suffit pour cela d'enflammer un mélange de gaz détonant ou une substance capable de produire une grande quantité de gaz par déllagration.

En 1678, l'abbé Hautefeuillo proposa d'enflammer alternativement de la poudre à canon de chaque côté du piston; Huyghens, deux ans plus tard, essaya même de mettre cette idée en pratique. Niepce, en 1806, fit de nouveaux essais avec des poudres moins explosibles. Toutes ces tentatives ont échoué.

Les machines qui utilisent l'explosion des mélanges détonants ont fourni de bien meilleurs résultats. Philippe Lebon, l'inventeur du gaz d'éclairage, songea dès 1801 à construire une machine dans laquelle le piston était alternativement poussé par l'explosion d'un mélange d'air et de gaz d'éclairage ; il mourut assassiné avant d'avoir pu mettre son projet à exécution. En 1826, Dubain et Galy-Calazat essayèrent aussi un mélange d'air et d'hydrogène. L'idée de Lebon fut reprise par Samuel Brown, Wrigt et Siemens, et finalement rendue pratique en 1860

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