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MACHINES MOTRICES

par Hugon et Lenoir. La machine Lenoir, construite par Marinoni, consommait trop de gaz; en 18G7, Otto et Largen, de Cologne, rendirent cette machine beaucoup plus parfaite : ils la construisirent à simple effet, comprimèrent le mélange avant l'explosion et réduisirent la dépense au tiers. Les dernières machines enflamment le mélange explosif au moyen de la flamme d'un bec de gaz, procède très commode, alors que les machines primitives utilisaient l'étincelle électrique, si capricieuse. La dépense de gaz s'est abaissée à 600 litres par heure et par cheval. Le gaz d'éclairage étant cher, on a essayé de lui substituer de l'oxyde de carbone, obtenu en faisant passer un courant d'air à travers une couche épaisse de charbon porté au rouge, ou des vapeurs de pétrole. Ce mélange d'air et de pétrole, ou même d'essence de térébenthine, avait été d'ailleurs essayé avant le mélange d'air et de gaz d'éclairage, dès 1791 et 1794 par John Barber et Robert Street. En 1852, Tremblay construisit une machine à éther de pétrole pour canots. Lenoir, Brayton, Dusaulx, etc., ont imaginé des machines à pétrole.

Les nouvelles voitures, dites à vapeur, utilisent un excellent moteur à pétrole, inventé par M. Deimler.

Les moteurs à gaz se vulgarisent de plus en plus; on les utilise pour actionner les dynamos destinées à l'éclairage électrique, pour les canots de plaisance, pour les usines exigeant un moteur peu puissant. On fait cependant des machines à gaz de 100 chevaux-vapeur.

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