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III

ARMES

guerre français sont Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort et Toulon. La digue de Cherbourg est célèbre dans les annales des travaux maritimes. En 1840, c'était un écueil sous-marin, dont on apercevait quelques points à la marée basse. Mais, à partir de cette année, les travaux furent poussés avec activité. La digue se compose d'un massif de maçonnerie, large de 200 mètres à la base et de 60 mètres au niveau des basses mers. Sur cette sorte de plateau, on a construit une muraille qui s'élève au-dessus du niveau des hautes mers. Toutes les pierres de granit sont agglomérées entre elles au moyen de ciment. Ce travail de géant a coûté plus de 60 millions.

L'arsenal de Brest est établi sur les deux rives de la Penfeld. On ne pouvait trouver une position mieux choisie et plus facile à défendre que celle de la rade de Brest, l'une des plus vastes et des plus belles du monde. Lorient, important port militaire, s'étend sur les deux rives du Scorff . La plupart des constructions ont été élevées par la Compagnie des Indes, qui a cédé à l'Etat, en 1770, tous ses ports, ses établissements et ses navires. Les chantiers de construction, les plus importants de la France et d'où sont sortis nos plus beaux navires de guerre, s'étendent sur la rive gauche du Scorff.

L'arsenal de Bochefort, construit sur la rive droite de la Charente, à vingt kilomètres environ de son embouchure, s'étend sur une longueur de deux kilomètres. Il date de 1866. L'outillage complet d'un arsenal maritime comporte un très grand développement. A Rochefort, par exemple, nous trouvons 29 ateliers, dont voici les principaux :

Charpentage, perçage, calfatage ;

Bâtiments en fer ;

Forges et serrurerie ;

Chaudronnerie et machines ;

Menuiserie, scierie, poulierie ;

Mâture, vbilerie, garniture ;

Armurerie et torpilles ;

Boulangerie et conserves alimentaires.

On y voit encore 62 machines motrices, 3 bassins de radoub,

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