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MONNAIES

Les hommes ont d'abord fait usage, pour leurs transactions commerciales, de monnaies de perles et de coquilles, comme cela se pratique encore de nos jours chez certaines peuplades d'Amérique et d'Afrique. L'emploi de l'or, de l'argent et du bronze date d'une civilisation déjà avancée. Ces métaux, réduits en lames, se découpaient en ronds avec des cisailles ; les dessins se gravaient en plaçant chaque rond sur une enclume gravée, puis recouvrant d'un coin gravé et frappant au marteau : on imprimait ainsi les deux faces à la fois. La tranche ne portait aucune gravure.

En 1547, on inventa le balancier pour remplacer le marteau. Une vis, engagée dans un écrou et surmontée d'un levier armé de boules, écrasait le coin supérieur quand on lui donnait un mouvement de rotation. On se sert encore actuellement du balancier pour la frappe des médailles. Castaing, en 1683, imagina une machine pour imprimer les monnaies sur la tranche au moyen de deux coussinets formant gorge. Enfin, en 1817, Diedrich Uhlhorn, en Allemagne, inventa la presse monétaire, perfectionnée ultérieurement par Thonnellier, encore en usage actuellement. La presse monétaire est actionnée par unemachine à vapeur ; elle imprime jusqu'à 2400 pièces à l'heure. Cette machine, depuis 1830, frappe en même temps les faces et les tranches, non plus en caractères en creux, comme jadis, mais en relief, ce qui a l'avantage d'empêcher de rogner les bords.

Les coins ont également reçu de grandes améliorations ; fabriqués en acier, ils peuvent frapper sans usure jusqu'à 120 000 pièces, alors que les anciens coins étaient hors d'usage après 20 000 pièces. La gravure de ces coins, fort difficile,

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