I. d'Oksson, I, pp
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que Tchoung ton et la bordure septentrionale du Tclie Li et du Chan Si. L'empereur Soung, Xing Tsoung, qui régnait à Lin Ngan (Hang Tcheou), trouvant l'occasion favorable pour secouer le joug des Kin affaiblis, refusa de leur payer le tribut; l'empereur Kin, Siouen Tsoung, qui avait d'abord songé à fermer les yeux sur cet acte et même à proposer aux Soung une alliance contre les Mongols, en fut détourné par son ministre Tchou-hou Kao-ki qui réussit, au contraire, à lui faire envoyer une armée contre les Chinois (1217); il regretta amèrement d'avoir écouté ce conseil lorsque les Soung refusèrent la paix qu'il leur offrait, quand, la même année, Mou hou li revint en Chine. Le général mongol prit d'assaut Soueï Tch'eng et Li Tcheou (district de Pao Ting fou), puis Tai Ming fou; l'année suivante (1218), il s'emparait de T'ai Youen fou au Chan Si, dont le gouverneur, ainsi que celui de P'ing Yang fou se donnèrent la mort ; ceux de Fou Tcheou et de Lou Tcheou furent tués en combattant; en 1219, Mou hou H, complétait la conquête du reste du Chan Si.
La situation des Kin était d'autant plus grave que leur empire était déchiré par les luttes intérieures; le général Miao tao tchoun, auquel l'empereur kin avait laissé le gouvernement de la capitale Tchoung Tou, fut assassiné (1218), par ordre de son second Kia Yui. Tchang yeou marchait sur Ting Tcheou pour venger son ami Miao tao tchoun, lorsqu'il fut fait prisonnier par les Mongols; a3'ant fait sa soumission à Tchinguiz, on lui confia le commandement des troupes du Ho Pe, la région au nord du Fleuve Jaune, avec la charge de conquérir le Tche Li(i2i9).Au cours de sa campagne, il captura Kia Yui qu'il fît tuer, battit Wou Chan, commandant en chef des troupes du Tche Li qui l'assiégeait dans Man Tch'eng, près de Pao Ting, et s'empara des différentes villes de la province.
Le général K'i tan Lou kou, pressé par les Mongols, pénétra en 1218 en Corée où régnait depuis 1214 le roi Tchin (Kang jang), successeur de Kang-jong; malgré leur résistance les Coréens, n'étant pas en force suffisante, les K'i tan ravagèrent la province de Houang haï, établirent leur quar-
2l8 HISTOIRE GÉNÉRALE DE LA CHINE
tier général à P'3'eng-yang (P'ing Yang) et s'emparèrent de Huuang tjyou, mais les Mongols les suivaient et reprirent la ville de Kiang Toung (Kang dong) que les K'i Tan avaient capturée. Avec les Mongols marchait une armée coréenne commandée par le général Kim Tch'ui-ryo, géant dont la taille atteignait les genoux. Avec Kang dong dont le défenseur se pendit furent faits prisonniers 50,000 hommes. Mais les Mongols imposèrent leur suzeraineté à la Corée qui, redoutant une invasion, fit construire en 1222 près du Ya lou une muraille s'étendant de Eui tjyou à Hoa yu. Une autre calamité menaçait ce malheureux pays; en 1223 commencèrent les incursions des pirates japonais, par un débarquement sur la côte de la province de Kyeng .syang; elles devaient durer jusqu'à la fin du xiv® siècle.
Du Chan Si, Mou hou li passa en 1220 dans le nord du Tche Li et occupa Man Tch'eng d'où il détacha son lieutenant Moungou bouca contre Wou chan qui, ayant subi une défaite, livra Tcheng Ting fou et les autres villes de son gouvernement; toutefois Mou hou li l'adjoignit au général chinois Che T'ien-ni, nommé gouverneur du Ho Pe occidental. Lors de la première invasion de Mou hou h en Chine, le père de Che T'ien-ni de Young Ts'ing, s'apercevant que les Mongols épargnaient les régions qui faisaient leur soumission, tandis qu'ils ravageaient les autres, se rendit à la tête de plusieurs milliers d'habitants pour se soumettre en 1213 au guerrier mongol, campé près de Tcho Tcheou; celui-ci, reconnaissant, voulut en faire un chef de 10,000 hommes, titre qu'il déclina et qui fut alors donné à son fils.
Tchou-hou Kao-Ki, ministre kin, aux mauvais conseilsduquel son maître attribuait ses revers, compléta sa disgrâce en faisant assassiner sa femme, crime pour lequel il fut mis à mort. Il fut remplacé par le général Su Ting (1220).
]Mou hou li en arrivant à Toung P'ing, dans le Chan Toung, y « reçut la soumission du général Yan Che, gouverneur de Tchang Te fou et de sept autres districts situés dans le midi du Pe Tche-li, la partie du Ho Nan au nord du Fleuve Jaune et la province de Chan Toung. «1 II s'empare