‹ Histoire générale de la Chine et de ses relations avec les pays étrangers depuis les temps les plus anciens jusqu'à la chute de la dynastie mandchoueChapitre 196 sur 265 · HISTOIRK GÉNÉRALE DE LA CHINE · texte numérisé non relu

HISTOIRK GÉNÉRALE DE LA CHINE

s'appelait aussi Omar; il descendait de Mahomet; lorsque Tchinguiz Khan faisait la guerre dans l'ouest, Chams ed- Din « à la tête de mille cavaliers, se porta à sa rencontre et se soumit à lui, en lui faisant hommage de panthères à rayures et de faucons blancs. L'empereur le fit entrer dans sa garde d'élite pour marcher à l'attaque avec l'expédition. Il l'appela Seyyid Edjell et ne le désignait pas par son nom personnel». Seyyid Edjell était, comme on dirait en Chine, « de race noble. » C'est cette double appellation de Seyyid Edjell Chams ed-Din qui a été rendue par les Chinois par Sai-tien tch'e Chan-se Ting. D'Ohsson le fait naître à Bokhara, mais M. Vissière n'a rencontré ce fait nulle part dans les notices officielles chino'ses. De Guignes le qualifie d'arabe. Le Seyyid Edjell occupa sous les Khans Ogotaï et Mangkou diverses fonctions importantes; lorsque ce dernier prince attaqua le pa^'S de Chou (Se Tch'ouan), le Seyyid Edjell eut la direction des subsistances militaires et les approvisionnements ne manquèrent pas ; mais ce fut sous K'oublaï que sa faveur atteint son apogée : en 1274, il devint gouverneur (hing cheng et p'ing tchang icheng che) du Yun Nan et il occupa ce poste jusqu'à sa mort, en 127g, à l'âge de soixante-neuf ans, laissant cinq fils et dix-neuf petits-fils; il avait été nommé prince de Hien Yang, souspréfecture voisine de Si Ngan fou et Tchen-nan Tsiangkiun (Maréchal Pacificateur du Sud) et ministre gouverneur. Au cours de son administration, le Sevyid Edjell fit entreprendre de grands travaux hydrauliques pour arrêter les inondations et rendre des terrains à la culture, se signala par des réformés, par celle-ci entre autres : substituer à l'incinération des cadavres leur ensevelissement dans des cercueils.

Naçr ed-Din. lui-même gouverneur de Yun Nan, mourut en 1292, ayant eu douze fils. Quelques mois après la bataille de Young Tch'ang, il fut chargé de terminer la campagne de Birmanie :

« Le dixième mois (de l'année 1277), le gouvernement provincial du Yun Nan chargea Nâçir ed-Din, gouverneur de district et général en chef, de porter la guerre en Bir-

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manie avec une armée forte de 3,800 liommes, comp)osée de Mongols, de 'rs'oiian, de P'o et de Mossos. Il arriva à la « Ville de la ïéte du fleuve » (Kaung sin, =ur l'Irawadi) et détruisit de fond en comble les retranchements qu'avait élevés le chef birman Si-ngan. Il obtint la reddition de plus de 300 postes fortitîés, etc. » Les chaleurs forcèrent à la lin notre armée à rentrer en Chine ^ ».

En i2(Si, le talaing Wareru tua le gouverneur de Martaban, Alimma, et reconstitua le royaume de Pégou, qui dura jusqu'en 1540; en 1298, il rechercha l'appui de la Chine.

En 1283 (11^' mois), une troisième fois, une armée impériale avec, à sa tête, le prince Siang-wou-t'a-eul (Sing taur), réunie à Tchoung King (Yun Nan fou) lecommence la guerre et arrive à Nan tien : le général T'ai Pou passe par le Lo pi tien, vallée de l'affluent de droite du haut Chveli, occupée par la petite principauté t'ai de Mông hum; tandis (juc le général Ye han ti kin suit le fleuve A-si (Nam Ti), pénètre d^ns le fleuve A-ho (Ta-ping) et descend jusqu'à Kaung sin; Siang-wou-t'a eul lui-même entre en Birmanie par le P'iao tien et rejoint T'ai Pou; il s'empare ensuite de Kaung sin et, après la soumission de Tagaung (janvierfévrier 1284), il charge le général Yuan Che-ngan d'organiser le pays conquis; le roi Narasihapati avait fui de Pagan.

En 1285, le roi de Birmanie demande la paix par un certain A-pi-li-siang, envoyé à Tagaung (T'ai Koung). K'iè-h, gouverneur de Tchen si et de Ping mien est envoyé en ambassade.

Le roi des Birmans, Narasihapati, fut empoisonné à Si-H-k'ié-t'a-la (Sirikhettara, Prome), par son fils Pou-sousou-KOU-Li, qui se révolta. Malgré l'opposition du Grand Khan, le prince du Yun Nan, Yesen-Timour (Ye-sienti-moul-eul), envahit la Birmanie une quatrième fois (1287), prit Pagan (P'ou kan) et imposa un tribut annuel au pays. En 1297, le roi de Birmanie envoya son fils Simhapati à la Cour mongole où il fut reconnu héritier du trône birman pour lequel son père, le roi Kyozwa, fils de

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