‹ Histoire générale de la Chine et de ses relations avec les pays étrangers depuis les temps les plus anciens jusqu'à la chute de la dynastie mandchoueChapitre 20 sur 265 · I. Mailla, VII, pp · texte numérisé non relu

I. Mailla, VII, pp

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d'État LiEOU TcHE-YOUEN et Tou Tchoung-wei, tandis que peu de temps après, Yang Kouang-youen faisait disgracier son ennemi, le premier ministre Sang Wei-hax qui est envoyé au Ho Xan comme gouverneur de Tch'ang Te. C'est à cette époque (939) qu'une dynastie, celle des Ngo, s'établit dans l'Annam qui, depuis les Souei (603), avait été pendant 336 ans sous la domination de la Chine pour la quatrième fois.

L'année suivante (940), Fan Yen-kouang ayant obtenu de l'empereur l'autorisation de se retirer dans son pays, fut précipité dans le Houang Ho par Yaxg Tcheng-kouei, fils de Yang Kouang-youen, qui convoitait les immenses richesses de sa victime. L'empereur ne fut pas dupe du bruit que l'on fit courir du suicide de Fan Yen-kouang, mais il jugea politique de dissimuler sa colère et il envoya Yang Kouang-youen gouverner la province de Ping Lou.

Dans la région qui avait été cédée à Te Kouang au nord de Yen Men était compris le territoire occupé par les T'ou Yu Houen, devenus ainsi sujets des K'i Tan ; pour échapper à la t^Tannie de leurs nouveaux maîtres, ils se donnèrent à la Chine, sur le conseil de Ngax Tch'ouxg-jouxg, gouverneur de Tch'eng Te. Te Kouang se plaignit de cette migration à Kao Tsou qui donna l'ordre aux T'ou Yu Houen de regagner leur pays (941). Ngan Tchoung-joung, irrité de son insuccès, espérant de provoquer la guerre, tua un envoyé des Leao qui adressèrent de nouvelles plaintes à l'empereur; celui-ci se contenta de répondre suivant son habitude avec la plus grande humilité. Nullement découragé, à la sixième lune (941) Ngan Tchoung-joung arrête un agent des Leao, Yela, et fait une incursion au sud de Yeou Tcheou. « Il fit savoir à l'empereur que les T'ou Yu Houen, les deux Tou Kiue, les orientaux et les occidentaux, les Houkipi et les Cha T'o voulaient se donner à la Chine, et que les Tang Hiang et les autres peuples de ces quartiers étaient très mécontents des Leao qui les vexaient : il ajoutait dans ses dépêches qu'ils offraient de former une armée de cent mille hommes, et de se joindre aux Chinois pour

faire la guerre aux Tartares. ^ » Soit manque de fonds, soit crainte des Leao, l'empereur refusa les offres de Ngan Tchoung-joung qu'il blâma de sa trop grande activité. Ngan, soutenu par Lieou Tche-youen, mais combattu par Sang Wei-han, prédisait une guerre prochaine avec les Tartares qui la préparaient depuis longtemps, mais dégoûté de la faiblesse de Kao Tsou qui déclinait tous ses conseils, il chercha à concerter une action avec le gouverneur de Chan Nan, Ngan Ts'oung-tsin. Malheureusement Lieou Tche-youen détacha de Ngan Tch'oung-joung, Pe Tching- FOU, chef des T'ou Yu Houen, qui se rallie à l'empereur et qu'on établit dans le pays situé entre Lan Tcheou et Che Tcheou, territoire de T'ai Youen, dépendant de T'ai Toung -. Les Ta Tche et les Kipi suivirent l'exemple des T'ou Yu Houen et abandonnèrent le parti de Ngan Tchoungjoung. A la onzième lune (941), Ngan Tsoung-tsin lève le masque, mais il est battu et obligé de s'enfermer dans Siang Tcheou; Ngan Tch'oung-joung marche sur Ye Tou où l'empereur se trouvait et dont Sang Wei-han était gouverneur, mais il perd 20,000 homm.es contre Tou Tchoung-wei, envoyé contre lui par Kao Tsou, et mis en fuite, il se réfugie dans Tch'en Tcheou où il est investi : le vainqueur pénètre dans la place et Ngan Tch'oung-joung est tué après une vaillante défense et sa tête est envo^^e au chef des Leao

Les réclamations de Te Kouang au sujet des T'ou Yu Houen se font plus pressantes ; l'empereur tombe malade ; il désigne à son ministre Foung Tao, son fils Che TchoungjouEi comme son successeur. Kao Tsou, après sept années de règne, meurt âgé de 56 ans, à la 6^ lune de 942. On trouve Che Tchoung-jouei trop jeune pour le trône; Foung Tao, de concert avec King Yen-kouang, commandant des gardes de l'empereur, fait proclamicr Che Tchoung-kouei, neveu de Kao Tsou.

Avant de mourir, Kao Tsou avait donné l'ordre de faire venir Li Tche-youen; cet ordre fut intercepté par Che

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