‹ Histoire générale de la Chine et de ses relations avec les pays étrangers depuis les temps les plus anciens jusqu'à la chute de la dynastie mandchoueChapitre 21 sur 265 · HEOU TSIN · texte numérisé non relu

HEOU TSIN

Tchoung-kouei, et King-Yen-kouang, écartant ainsi un rival redoutable, s'empara du pouvoir. Sur ces entrefaites, Siang Tcheou fut pris par Kao Hing-tcheou ; Ngan Tsoungtsin et sa famille se firent brûler dans leur maison (942).

L'empereur ne manqua pas de faire pai t de son avène- Ts'i Wang ou ment aux Tartares dans une lettre qui excita leur colère, Tch'ou Ti. les termes n'en étant pas suffisamment humbles ; leur mauvaise humeur s'accrut d'autres griefs, en particulier l'arrestation d'un certain K'iao Joung qui entretenait à Ta Leang des relations avec eux. Tandis que Sang Wei-han conseillait la prudence, King Yen-kouang poussait à la rupture avec le? Leao, en même temps qu'il se créait un nouvel ennemi en froissant Yaxg Kouang, gouverneur de Ping Lo, qui se révolta, s'empara de Tseu Tcheou, fît prisonnier Ye Tsin-tsoung et rechercha l'alliance de Te Kouang. Ce dernier, excité par Tchao Yen-cheou, gouverneur de Lou Loung qui espérait devenir empereur, lui confie une armée de 50,000 hommes pour marcher contre la Chine (943).

Une grande irritation causée en partie par la disette régnait dans l'empire. En 944, Te Kouang occupait la place importante de Pei Tcheou qui lui fut livrée par un officier de la garnison mécontent, Chao Ko; Wou Louax, qui défendait la ville en l'absence du gouverneur Wang Ling- WEN, se jeta dans un puits. Après la prise de Pei Tcheou, les Tartares marchent sur Ye Tou, et l'empereur tente une démarche pacifique mais son courrier est arrêté. King Yenkouang est chargé de conduire la guerre; une deuxième tentative de négociations faite par l'empereur échoue également. Cependant les Tartares sont obligés de se retirer.

Yang Kouang-youen réfugié dans Tsing Tcheou est forcé de se rendre à Lieou CHEOU-TCHExquile fait mettre à mort, mais les fils du rebelle ayant contribué à sa reddition et fait leur soumission reçoivent des emplois (944).

La guerre reprend avec les Leao (945). Après des alternatives de succès et de revers, l'armée impériale avec Tchang Yen-tche bat Te Kouang qui se retire à Yeou

Tcheou pour y grouper les débris de son armée ; il rentre ensuite dans ses états et l'empereur retourne à Ta Leang. Profitant de ce succès, Ts'i Wang offre à Te Kouang la paix que sa mère Chou Liu le presse d'accepter. Mais les exigences du chef Leao sont trop grandes :'il demande qu'on lui livre King Yen-kouang et Sang Wei-han et qu'on lui abandonne les départements de Tch'en Tcheou et de Tiiig Tcheou; les pourparlers sont rompus.

pn 945, le roi de Ko-kou-rie (Corée), Wang Kien, avait fait porter à Kao Tsou par le lama HouA La un placet pour réclamer le royaume de Pou Haï qui appartenait à un de ses parents fait prisonnier par les K'i Tan ; le Pou Hai comprenait la partie nord-est de Ko kou rie; ce royaume avait été fondé à la fin du vii^ siècle par les Toungouses Mou Ho et son premier roi fut Kao Wang (Tso Young) mort en 720; son dernier roi fut Ta Yin-tchouan lors de la conquête par les K'i Tan en 925. Le placet de Wang Kien était resté sans réponse, lorsque ce prince mourut en 945 et fut remplacé par son fils Wang Wou que Ts'i Wang espéra gagner contre leur ennemi commun. L'empereur dans ce but envoie Kou Jen-yu qui, aj-ant constaté l'état 'de décadence dans lequel se trouvait la Corée, n'insiste pas auprès du roi pour qu'il accepte ses propositions. La Corée (Ko Kou rie) avait été occupée par les Chinois de 668 à 755, ptiis annexée au Sin ra de 755 à 904; à cette époque KouNG Wo, ministre de Tchang Cheng Wang, reine de Sin ra, se souleva, devint roi de Ko Kou-rie, mais dut céder la place en 917 à Wang Kien, descendant des anciens rois, qui fit l'unité des trois royaumes coréens (Ko Kou-rie, Sinra et Paik Tjyel) dont la dynastie dura jusqu'en 1392, époque à laquelle elle fut remplacée par celle de Li (Ri, en coréen; Ni, en japonais).

En 946, les Leao recommencent la guerre et, battus d'abord au nord de Ting Tcheou par Tchang Yen-tche, ils finissent par avoir l'avantage; le général impérial Tou Wei se rend avec son armée aux Tartares. Te Kouang charge le transfuge Tchang Yen-tche de traverser le Houang Ho et de se rendre à Ta Leang, où l'empereur veut se suicider

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