Mailla, IX, pp
que de s'enivrer ^ Bon soldat, quoique doux de caractère, juste, il était, comme son Irère, fervent bouddhiste; il rendit, en 1309, un édit rédigé en mongol et écrit en caractères de Phag's-pa lama, concernant les religieux taoïstes. Il mourut à la i^^ lune de 131 1, âgé de 31 ans. Il est intéressant de noter que sous son règne parut un édit qui défendait de donner désormais des chevaux de poste aux marchands occidentaux ^.
Batra, frère de Kaichan, fut proclamé empereur. Ins- Aïyuiipata, truit, appliqué aux affaires, il rétablit les examens pour les ^""y^"**^"-
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Lettres et se montra fort hostile aux eunuques, la plaie des cours d'Extrême-Orient; il ordonna de ne leur confier aucune fonction publique (1314) et, inconséquent avec luimême, il éleva l'un d'eux à un haut degré du mandarinat. Il- chargea (1316), pour l'éloigner de la Cour, le fils aîné de Kaïchan, Counchala (Ho chi la), du gouvernement du Yun Nan ; mais, en passant au Chen Si, ce prince se révolta et s'empara même de T'oungKouan; peu de temps après, il était obligé de fuir.
Dans l'Asie centrale, Isan Bougha, frère aîné et successeur de Kabak, attaqua le Grand Khan, mais se fit battre.
Batra, comme son frère, se montra favorable aux bouddhistes et aux taoïstes; on a de lui un édit de" 1314, rédigé en langue mongole et en langue chinoise, par lequel les religieux bouddhistes (ho chang), nestoriens (ye-li-k'o-wen) et taoïstes (sien cheng) continueront comme par le passé à jouir du privilège : « aucune sorte de réquisition ne serait imposée à (ces religieux), mais qu'ils invoqueraient le Ciel et prieraient pour la longévité (de l'Empereur) ». Batra mourut, âgé de 36 ans, à la i'"^ lune (février) de 1320, laissant le trône à son fils Choutepala, qu'il avait reconnu comme héritier à la 12® lune de 1316.
C'est sous le règne de Batra que mourut, en 1316, le célèbre astronome Ko Cheou-king.
A la veille de sa mort, Batra avait fait condamner à