‹ Histoire générale de la Chine et de ses relations avec les pays étrangers depuis les temps les plus anciens jusqu'à la chute de la dynastie mandchoueChapitre 219 sur 265 · I. Gaubil, pp · texte numérisé non relu

I. Gaubil, pp

comme successeur du Grand Khan i. Kaïchan s'était distingué dans les guerres contre Kaïdou et commandait l'armée de la frontière nord-ouest. Sur le conseil deLi Meng, le parti favorable aux fils de Tarmapala avertit de ce qui se passait Batra, qui accourut à Ta Tou avec sa mère.

En attendant l'arrivée de Kaïchan qui était dans l'Altaï, ses partisans et à leur tête le ministre Alahasun firent arrêter Agoutaï et le prince Melik Timour, fils d'Arik Bougha, et les autres complices d'Ananda, qui fut gardé prisonnier au palais avec Bouloughan. Batra, fort populaire, refusa de se laisser proclamer empereur. Son frère, Kaïchan, partit de KaraKoroum, où il déclina de se laisser élire à l'empire, avec 30,000 hommes qu'il conduisit à Chang Toù, où eut lieu son élection dans un kouriltaï tenu dans la 5® lune; il prit le titre de Kuluk Khan, et quoiqu'il eût des fils, reconnaissant de l'attitude généreuse de son frère Batra, il le désigna pour son successeur.

Arrivé à Ta Tou, Kaïchan fit mettre à mort Ananda, Melik Timour, Bouloughan et leurs partisans.

Il donna à son père le titre d'empereur et à sa mère celui d'impératrice.

« A la ..7® lune, ce prince décerna de nouveaux honneurs à Confucius et voulut qu'on ajoutât à ses titres les deux caractères Ta-tcheng pour marquer l'excellence de sa doctrine... A la 8^ lune, Polo-Timour présenta à l'empereur la traduction qu'il avait faite en langue Mongou du livre de Confucius sur l'obéissance filiale, intitulé Hiao King. Ce prince en recommanda la lecture dans un écrit public, et ordonna qu'il fût gravé sur des planches et qu'on en tirât un grand nombre d'exemplaires pour être distribués à tous ses sujets ^ ». Son ministre, Alahasun mourut à Ho Lin, en

Ce prince ne régna que peu de temps; dans sa jeunesse il s'était adonné à la plus basse ivrognerie, mais il s'était amendé avec l'âge; Rubrouck nous dit d'ailleurs que ce n'est pas un vice ni un déshonneur entre les Tartares

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